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Festival d'Avignon

21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 23:03
DE LA DIFFICULTE DE COMMUNIQUER

Cette courte pièce de Michel Vinaver, présentée au Festival Nous n’irons pas à Avignon, met en scène une mère divorcée  et son fils adolescent dans un décor de salle à manger minimaliste. Mais derrière leurs échanges convenus, le malaise s’installe, leurs mondes ne font que se croiser sans réussir à se comprendre. Le face-à-face fait mouche mais la mise en scène pêche par manque de dynamisme.


Le dissident, c’est lui, Philippe. Un adolescent en jean et baskets, au pas lourd et aux épaules voûtées, qui n’a pas encore trouvé son chemin dans la vie. L’autre, c’est sa mère, Hélène. Une femme divorcée, statisticienne de métier. Une relation particulière les unit. Chacun se soucie constamment de l’autre. De son bien-être. Mais pour un adolescent, l’excès d’attention devient vite pénible. Elle, aimerait tout connaître de sa vie, partager ses joies et ses découvertes. Lui, aimerait qu’elle lâche sa robe démodée et qu’elle trouve un homme, histoire de le laisser, lui, un peu tranquille.

Dissident-2.jpg
Autour d’une table en formica bleu, ils conversent. Ou tout du moins, essaient. Dès le début, on sent que derrière leurs tons légers, ils ne paraissent pas si à l’aise qu’ils voudraient le faire croire. Surtout lui. Tous deux sont continuellement mesurés dans leurs échanges. A la moindre pointe d’agacement, chacun change très vite de sujet.
Au fil des scènes, le malaise s’installe. L’ombre du père absent plane, qui n’a  pas su garder un lien tendre avec son fils,. La prétendue grève dans l’atelier où Philippe travaille chez Citroën l’empêche d’aller travailler. Sa mère rend visite à une malade à l’hôpital qui, le lendemain, a l’air toute fraîche dans la rue. Les amis de Philippe occupent constamment sa chambre, qu’y trafiquent-ils réellement ? La suspicion s’installe. Le malaise grandit. Mais chacun évite délicatement les sujets qui pourraient fâcher. 

Une scénographie à la Dogville

L’originalité de cette pièce, c’est sa scénographie. Un peu à la  Dogville, film réalisé par Lars von Trier. Un rectangle blanc, tracé au sol, délimite la scène et le périmètre dans lequel jouent les comédiens. Deux uniques pans de mur amovibles, recouverts d’un papier peint vert à fleurs vertes typique des sixties, laissent au spectateur le soin d’imaginer la salle à manger. Sur la gauche, à l’extérieur du trait, les accessoires sont alignés : assiette de salade, robe, canadienne, chaussures, rouge à lèvres, couverture…
Entre les scènes, les comédiens, ne disparaissent pas dans les coulisses. Ils sortent simplement du périmètre blanc. Une musique d’ambiance animée emplit la salle, les comédiens boivent alors quelques gorgées d’eau, se changent, prennent en main des accessoires sous les yeux du spectateur qui épient, voyeurs, avec plaisir tous leurs faits et gestes.

Au chapitre ce qui fâche,, le ton de l’ensemble reste trop sage et le texte, écrit en 1976 par Michel Vinaver, aurait mérité une mise en scène plus moderne, un souffle plus incisif et des variations de rythmes. Jusqu’au dénouement final, paroxysme de la crise d’adolescence, on ne relève pas de mot plus haut qu’un autre et cette linéarité dessert la pièce.

Juliette CELLO (Paris)

Texte de Michel Vinaver
Compagnie Lavomatic
Mise en scène : Adrien Béal
Avec Claire Barbotin, David Farjon
Collaboration artistique : Lucie Désert
Scénographie : Muriel Bétrancourt
Création lumière : Anne Muller
Espace sonore : Jérémie Poirier-Quinot


Représentations du mercredi 18 au dimanche 22 juillet 2007 à 21h dans le cadre du festival « Nous n’irons pas à Avignon ». Durée 55 minutes.

Gare au théâtre,
13 rue Pierre Sémard
94400 Vitry-sur-Seine

Photo © DR
 

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Published by Juliette CELLO - dans À Paris 2006-07
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commentaires

Le nettoyeur des planches 22/07/2007 17:14

Un Vinaver pas terrible, il va sans dire...

Chronique Fraîche