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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 01:07
LOIN DU STRIKE

Cette pièce qui se veut humoristique et crue ne parvient qu’à son deuxième objectif. On a du mal à percevoir la profondeur du texte de Durringer… C’est dommage pour ces jeunes comédiens qui débordent de fougue…


Demain c’est la quille, le retour à la maison pour trois militaires qui ne trouvent d’autre idée que de passer leur dernière nuit barricadés dans les toilettes d’une gare. Il leur faut alors trouver les éléments indispensables pour une soirée digne de ce nom : bières, bouffe et filles. Serge, le sergent, réussit à leur dégoter ce qu’il faut de vivres et une belle brune qui lui est déjà réservée. Entre anecdotes de leur vie, regrets de quitter le régiment et moments entre hommes, on découvre l’intimité quelque peu spéciale de ce trio. Mais après quelques doux moments échangés entre eux viennent les contrôleurs, puis la police. Tenant absolument à camper sur leur position, ces soldats montent alors un siège dans les toilettes (sic) et font passer leur invitée pour une otage jusqu’à ce que la situation dégénère vraiment.

Imaginez de vrais militaires, ou plutôt de réelles caricatures : L’un, simple d’esprit, ne se lave pas, l’autre, censé être noir, fume des joints, le troisième ramène une fille en claquant des doigts avant de la rejeter en deux temps trois mouvements… Tout ça avec un vocabulaire grossier, des scènes qui ne volent pas haut, un jeu approximatif.
Même si les comédiens sont attachants et dynamiques, et que leur texte dénonce de nombreux a priori, ils ne convainquent qu’à moitié. Mis à part cela, les décors sont plutôt bien pensés. Un rideau blanc sépare la cuvette du reste de la pièce, laissant des ombres chinoises pour imaginer le reste…
La mise en scène révèle quelques originalités, dont une partie de la pièce qui se déroule dans le noir et une chute quelque peu inattendue bien mise en valeur. Les autres surprises proviennent certainement des dialogues ficelés étrangement. On a du mal à déterminer où veulent vraiment en venir les personnages, les esquisses de témoignages ne semblent pas aller jusqu’au bout.

Dans cette pièce, réaliste par certains côtés, complètement déjantée par d'autres, l'absence d'un choix mûri déçoit. Les comédiens se sont cantonnés à l’apparence et le texte a du mal à passer compte tenu de l'approximation du jeu. On attend peut-être que la situation dégénère plus, ou autrement, mais avec cette quille on reste loin du strike !

Jennifer MAYEUR
www.ruedutheatre.info

L’Albatros à 10h30
Mise en scène : Omar Gousmi
Interprètes : Mélodie Abad, Benoît Badin, Victor Esteves, Loïc Tréhin
Lumières : Pascal Negron, Céline Poisson

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Published by Jennifer MAYEUR - dans Festival Off 2007
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