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Festival d'Avignon

27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 15:27
[communiqué de presse - Avignon, 27/07/07] La 61e édition du Festival d’Avignon se termine le 27 juillet 2007.  

affiche-2007-in.jpgInspiré par la démarche et les réflexions de l’artiste associé Frédéric Fisbach, ce Festival a mis en avant la vitalité et la diversité des écritures contemporaines et de l’art de la mise en scène, ainsi que  l’importance de la relation entre l’œuvre et le spectateur.  Ce festival a témoigné de l’engagement des artistes dans leur temps. Ils ont questionné notre  époque, y compris dans le rapport qu’elle entretient avec la mémoire et l’Histoire en interrogeant sans complaisance les périodes sombres du 20e siècle en Europe ou en Afrique. Ces réflexions furent  prolongées notamment par des expositions (Hommage aux justes de France d’Agnès Varda) ou des débats (plus de 1000 personnes ont ainsi assisté au Théâtre des idées avec Edgar Morin au  Gymnase Saint-Joseph). 

Près des deux tiers des spectacles présentés étaient des créations ou des premières en France. Les  quinze spectacles étrangers ont rassemblé un large public, notamment les spectacles en langue étrangère surtitrée comme Mefisto for ever mis en scène par Guy Cassiers et Angels in America, mis  en scène par Krzysztof Warlikowski.

Quinze spectacles - dont les trois présentés dans la Cour d’honneur (L’Acte inconnu, Feuillets d’Hypnos, Le Roi Lear) - ont été créés au Festival. La moitié des  artistes était invitée pour la première fois. Ils y ont croisé d’autres créateurs qui ont marqué l’histoire du Festival comme Jeanne Moreau, Agnès Varda, Pierre Henry ou plus récemment Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent ou Valère Novarina. Ce dialogue entre les générations d’artistes et de spectateurs a parcouru cette édition anniversaire qui fut également l’occasion d’une importante  actualité éditoriale sur son histoire. 

Lieu de production, le Festival a accompagné les onze compagnies françaises qui y ont créé leur  spectacle, avec le soutien d’autres théâtres ou festivals engagés à leur côté, de l’ADAMI et de conseils régionaux. Il a aussi produit directement et fera tourner trois aventures artistiques : Le  Silence des communistes par Jean-Pierre Vincent, Bleue. Saignante. À point. Carbonisée. de Rodrigo Garcia et Attitude Clando, de Dieudonné Niangouna. Ses ateliers ont construit les décors des Paravents, des Feuillets d’Hypnos et de L’Acte inconnu. 

Il est à noter l’attention des chaînes de télévisions publiques au spectacle vivant à travers les deux captations réalisées respectivement par Arte de L’Acte inconnu de Valère Novarina pour l’ouverture du Festival et par France 2 de Richard III de Peter Verhelst mis en scène par Ludovic Lagarde pour sa clôture.  

On peut se féliciter de l’affluence nombreuse des spectateurs aux représentations ainsi qu’aux  différents moments de dialogues et de rencontres proposés par le Festival. Avec une jauge offerte limitée à 107.000 places, le nombre de billets délivrés devrait atteindre près de 100 000 entrées, soit  un taux de fréquentation de 93%, niveau record pour le Festival d’Avignon. 

Les différents rendez-vous en accès libre favorisant la rencontre des œuvres et des spectateurs ont  été multipliés (expositions, lectures, leçons de l’université, films à l’Utopia, Théâtre des idées). La réponse des spectateurs à ces propositions a été très forte avec plus de 40.000 entrées, dont 11.000  pour la seule Ecole d’art, nouveau lieu de rendez-vous pour le public et les artistes. Son succès confirme le désir de partage et la curiosité qui caractérisent le festivalier.

En écho, la proposition  d’ouverture de la Cour d’honneur avant les représentations des Feuillets d’Hypnos, l’implication des amateurs, ou les représentations de Claire de René Char, mis en scène par Alexis Forestier, dans les  villages de la région d’Avignon, marquent ce souci de mettre en place des dispositifs qui permettent l’accessibilité des œuvres au plus grand nombre et de poursuivre l’inscription du Festival d’Avignon  dans son ambition originelle de démocratisation culturelle. 

Cette édition a confirmé le Festival comme le rendez-vous international des artistes, des politiques et  des professionnels du spectacle vivant, qui s’y rassemblent, échangent et confrontent leur point de vue, notamment sur la place de la culture dans la construction européenne, comme en a témoigné la  rencontre du 8 juillet sur la politique culturelle en Europe.  Cette édition se situe à mi-parcours du projet inventé il y a quatre ans par Hortense Archambault et  Vincent Baudriller. Il se poursuivra l’année prochaine en y associant deux artistes, l’artiste interprète Valérie Dréville et le metteur en scène italien Romeo Castellucci, qui contribueront par leurs  réflexions et leurs regards à poursuivre l’exploration du théâtre entamée en 2004.     

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Published by Ruedutheatre - dans Actualités & coulisses
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