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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 01:03
TENDRE UTOPIE

Ce texte simple ouvre la porte sur un monde de tous les possibles ; on pourrait vivre dans la « rue de la Sardine » de Steinbeck, sans bouger de chez soi. Un très beau texte, magistralement interprété mais à la mise en scène trop lente.


Il y a là Doc, Mac et Hazel. Alias Philippe, Joël et Sergeï. Trois Sans domicile fixe qui cherchent un banc pour dormir. Trois destins qui se mutualisent autour d’un roman de John Steinbeck. Et rêvent du jour où ils pourront enfin partir pour Monterey, Californie. Là bas, ils sont attendus. Dans cette « Rue de la Sardine » dépeinte maintes fois par le romancier. Et ils s’y voient déjà, dans leur palais idéal, entre Lee Chong, les filles de chez Dora et l’usine de sardines. Et leur misérable sort en bandoulière, ils quittent les contingences de leurs pauvres vies pour se projeter, tout de suite, dans ce monde parallèle qu’ils se sont créé. Un monde imaginé par Steinbeck qui devient leur quotidien et leur permet de vivre. Tout simplement.

2-rue-sardine.jpg
« 2, rue de la Sardine » est un texte empreint d’une poésie toute particulière, qui ne découle pas des mots mais de l’univers qu’il décrit. Et l’on ne peut que suivre les délires des uns et des autres, adhérer à leur rêve et se voir, nous aussi, en train de boire un verre avec eux ; et avec les personnages de « rue de la sardine » aussi bien qu’avec ceux de « Tendre jeudi ».

Notamment car les comédiens nous font toucher du doigt le rêve des trois pauvres hères. Avec une mention toute particulière pour le jeu de Fabien Boseggia. Etonnamment crédible dans son rôle de naïf bégayant. Et s’il signe en outre, avec talent, le texte de la pièce, peut-être aurait-il du prendre davantage de recul pour la mise en scène, qu’il conduit également. Celle-ci peut, en effet, paraître un peu trop molle en début de pièce. Le temps de réponse des comédiens semblant parfois bien long. Et le rythme tardant un peu à cadencer le spectacle.

La découverte est cependant des plus agréables. Un peu de rêve dans un macrocosme de solitude, un peu de compassion et de solidarité dans un monde par trop individualiste. La leçon est belle. Et bien faite.

Karine PROST
www.ruedutheatre.info

2 rue de la Sardine
Au Buffon théâtre, à 15 h20 - Avignon Off 2007

Photo © DR

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Published by Karine PROST - dans Festival Off 2007
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