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Festival d'Avignon

7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 10:46
APOGÉE, LUMIÈRE ET APOTHÉOSE

Le spectacle présenté par le chorégraphe Thierry Malandain et le Ballet Biarritz, composé de quatorze danseurs, a fait grande impression lors de l’ouverture des Nuits du Sel qui se sont déroulées début août à Aigues Mortes dans le Gard.


Inventif, aérien, hardi, le ballet nous invite dans une danse contemporaine ponctuée de références classiques. Les danseurs, tels des volatiles fardés de noir, de blanc ou de rose, tantôt fort, tantôt fragiles, se sont successivement investis au cœur de trois chorégraphies particulièrement poétiques.

ballet-biarritz.jpg
Dans la première, Don Juan, personnage mythique et libertin, semble mort mais il n’en est rien et le ballet va s’engager dans une course folle où Don Juan finira par tendre la main au spectre de la mort. Pris dans le rythme vif et léger de cette chorégraphie, les corps athlétiques semblent prêts pour l’envol.

Puis viendra, comme une plume tombant sur le sol La Mort du Cygne, de Camille Saint-Saëns, que la danseuse russe Anna Pavlova, avait interprété pour la dernière fois en 1930. L’expression « le chant du cygne » est une métaphore qui désigne depuis l’Antiquité la mort ou quelque chose de funeste qui pousse l’oiseau à chanter mieux encore. Dans ce monologue, la chorégraphie instaure trois temps, pour trois cygnes qui viennent s’échouer et se transformer. Multiplié par trois, le chant céleste est éclatant. Le plus court instant de la soirée n’en sera que plus délicat, plus gracieux et plus touchant.

Passé cet instant féerique, le Ballet Mécanique impose, quant à lui, son modernisme à la fois sonore et gestuel. L’instrumentalisation singulière de la musique du compositeur américain Georges Antheil (1900-1959) balance les corps des danseurs comme sur un ring.  Ils semblent se battrent, batailler et s’affronter tout à la fois. Pianos, timbres électriques, ensemble de percussions donnent corps à des controverses animées. D’un temps d’exécution relativement court, la composition se termine comme après un excès, après trop de nuisances, et les interprètes exténués finissent allongés dans le gazon pour un retour aux sources bien mérité.

Impossible de rester de marbre devant une gestuelle aux tonalités si tendres et si joliment déployées. Le public est transpercé par cette légèreté de l’être. D’une grande beauté, le cœur du Ballet Biarritz bat à l’unisson dans un seul élan corporel. Outre la technique, le style des chorégraphies de Malandain donne à ses personnages des allures enfantines et épurées qui leur lèguent parfois des airs de pantins au clair de la lune.
Christelle ZAMORA
Envoyée spéciale à Aigues Mortes
Aigues Mortes - Les Nuits du Sel
Les 6, 7 et 8 août 2007 - Tel : 04 66 53 73 00

Ballet Biarritz
Thierry Malandain
Centre chorégraphique national
Chorégraphe : Thierry Malandain
Décor et costumes : Jorge Gallardo
Conception lumière / directeur de production : Jean-Claude Asquié
Maîtres de ballet : Françoise Dubuc, Richard Coudray
Régisseur général : Oswald Roose
Réalisation costumes : Véronique Murat
Réalisation décor : Michel Pocholu
Régisseur lumière : Anthony Mota
Costumes : Karine Prins
Technicienne plateau : Chloé Breneur
Technicien chauffeur : Ben Boudonne

Photo © Olivier HOUEIX

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Published by Christelle ZAMORA - dans En Région 2006-07
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