Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 15:58
DEUX DRAMES À TOUTE ALLURE

Antoine Bourseiller propose une adaptation croisée de la tragédie shakespearienne Hamlet et de Lorenzaccio, le drame romantique de Musset.  Un spectacle qui va vite, peut-être un peu trop.


Cet Hamlet ne s’embarrasse pas de longueurs. Le spectacle dure une heure et trente minutes. Durant lesquelles ni les comédiens ni les spectateurs n’ont le temps de souffler. Le tout est rythmé par des chants et des percussions africaines, qui confèrent à la tragédie shakespearienne une couleur tribale. Sur scène, le spectateur sent et voit une vraie volonté de revisiter le texte. L’apparition du spectre d’Hamlet père fait penser à un rite vaudou. La folie d’Hamlet se transforme en schizophrénie de chair, puisque le personnage est interprété par deux acteurs. La scène du monologue y trouve un écho formidable et c’est beau de voir les deux acteurs allongés tête contre tête.

Reste que tout va décidément trop vite. Finalement le condensé de texte, au lieu de faire surgir des moments dramatiques plus forts, gomme les aspérités de la pièce. Il devient difficile pour le spectateur de comprendre les enjeux car plus aucune place n’est laissée au flottement, à l’incertitude, au silence. Cette rapidité empêche les acteurs de s’installer et les spectateurs de digérer en direct ce qu’ils reçoivent du plateau. C’est dommage car les idées de mise en scène sont réduites à des tentatives, des ébauches, des esquisses, qui ne donnent aucun souffle au spectacle. Alors que les acteurs n’en manquent pas.

L’adaptation rapide est en quelque sorte la marque de fabrique de ce 61ème festival, à l’instar du Richard III, mis en scène par Ludovic Lagarde, certes dans le In. Mais à vouloir aller un peu trop vite, on laisse quelques spectateurs sur le bord de la route.

Marion GUÉNARD
www.ruedutheatre.info

Hamlet/Lorenzo
Chapelle du Verbe Incarné. Rue des Lices, Avignon.
Du 6 au 28 juillet 2007

En tournée dans le sud de la France
Pour tous renseignements : www.hamletlorenzo.blogspot.com






Partager cet article

Repost 0
Published by Marion GUÉNARD - dans Festival Off 2007
commenter cet article

commentaires

Chronique Fraîche