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Festival d'Avignon

4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 19:40
ALERTE AUX TYRANNIES, HARO SUR LES CENSURES

Un pays sous la férule totalitaire d’un régime qui n’accepte que les lois intransigeantes et  restrictives fait peser sur son peuple une absence de liberté, un embrigadement constant, une surveillance policière permanente, un conditionnement idéologique énergique. Comment vivre en homme sous un tel poids idéologique nationaliste et réductionniste qui vise à régenter aussi la pensée ?

Le discours que Maricourt met dans la bouche d’une enfant décrit une famille dans laquelle la mère penche pour une acceptation du régime tandis que le père fait preuve d’une résistance plus ou moins active. La gamine est partagée entre les deux par un même amour. Elle n’a pour confident qu’un personnage virtuel à qui elle se confie régulièrement.

Fabulist.jpg
Ce qui apparaît c’est que la dégradation d’une démocratie contraint les citoyens à deux attitudes contraires : soit se soumettre et abdiquer toute individualité, soit fuir à l’étranger et tenter de reconstruire une vie. Le fait de mettre cet écartèlement de choix dans la tête d’une gamine amène l’auteur à exposer le fonctionnement du système scolaire d’une nation qui a pour but essentiel de formater les esprits afin d’en faire des soumis.

Guère probant

Un message fort réclame un emballage solide. La mise en scène de Barbara Rufin n’y parvient pas suffisamment. Hormis l’intérêt d’un jeu avec des objets transformés (des baguettes de xylophone matérialisant les parents, un tabouret devenant prison…), l’aspect scénique n’est guère probant. Parfois même incohérent comme cette idée que l’enfant esquisse des pas de danse de ballerine alors qu’elle rêve d’être chef d’orchestre. Quant aux éclairages changeants, sensés témoigner des états d’âme du confident virtuel, ils semblent plus plaqués que significatifs.

L’interprétation de Lisou de Henau ne convainc guère. Sauf à de rares moments, on ne le sent pas habitée par ce personnage tiraillé d’un jeune qui découvre l’esprit critique tout en respectant et aimant autant sa mère que son père, qui se pose quantité de questions sans avoir la certitude que ses réponses sont justes. Reste le contenu. Il mérite d’être répandu si nos sociétés continuent à croire en les libertés fondamentales et à combattre les intégrismes, les fascismes, les totalitarismes religieux, politiques, économiques.
Michel VOITURIER
www.ruedutheatre.info


Présenté aux Rencontres du Théâtre Jeune Public de Huy le 23 août 2007

Le Fabuliste, conte triste pour petits et grands enfants
Texte : Thierry Maricourt (éd. Sansonnet, 2000)
Mise en scène : Barbara Rufin
Distribution : Lisou De Henau
Musique : Alexandre Davidson 
Lumières : Aude Ottevanger 

Production : CILeke (collectif CIL) (Bruxelles)/ Ça t’as vu !

Durée : 45’
Public : 9 -11 ans


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Published by Michel VOITURIER - dans En Europe 2007-08
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