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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 15:24
EN ATTENDANT DR KHON…

L’attente, thème récurrent de l’absurde dont la représentation la plus connue est En attendant Godot de Beckett, est ici repris par Benoît Fourchard qui l’exploite dans une nouvelle dimension. Quant à nous spectateurs, il nous faudra attendre la fin pour comprendre tout le sens de leur attente.


Avant même que la pièce ne commence, à la vue de la scène ou plutôt du huis clos, on est plongé dans une atmosphère kafkaïenne qui contraste avec l’accueil chaleureux et intimiste réservé par le Théâtre du Grand Rond. La sobriété du décor, trois chaises fadement éclairées par une lumière blafarde, crée une atmosphère qui deviendra de plus en plus oppressante mais aussi de plus en plus attirante voire magnétique… C’est dans ce contexte que le thème classique de la rencontre et celui absurde de l’attente vont s’entremêler dans une pièce teintée d’humour. Dans la vie, les deux personnages ont « l’air ailleurs, happés par un monde intérieur », pour se sentir vivants, pour connaître leur vérité, leur genèse, et pouvoir choisir au lieu de subir, ils se réfugient dans une fiction, dans l’aventure, dans l’absurde…

Symptômes troublants

Les deux personnages sont dans la salle d’attente du Dr Khon, spécialiste des maladies pittoresques, mais pourquoi sont-ils là à attendre un docteur qui n’arrive pas… ? Avez-vous déjà vécu un moment où l’on ne sait plus si l’on est dans le rêve ou la réalité ? Ou l’on se demande si les choses ne nous surpassent pas au point de nous dicter notre destin pas à pas ? Pourquoi sommes nous là, ici et maintenant,  en cette compagnie?
L’alternance entre le jeu en huis clos et le ressenti des comédiens, récité face public, fait entrer le spectateur dans le vif du sujet, le prend à parti et réveille en lui des interrogations multiples... . Cette troublante curiosité va crescendo avec le ton de la pièce… Les nombreuses répliques teintées d’humour ajoutent de la légèreté qui aurait pu faire défaut au thème.

Les deux comédiens, Mary Lynn Clarkes et Jean Christophe Houin, savent faire monter le suspens jusqu’au dénouement final. Tout va crescendo : le jeu, le rythme des mots, la musique, les révélations…
Jean Christophe Houin nous livre un personnage décalé, absurde, voire effrayant et pourtant attirant à la fois. Mary Lynn Clarkes réussit à nous présenter un personnage très sûr de lui et pourtant aussi décalé que le premier. Les contradictions internes des personnages pourtant très difficiles à interpréter, le sont avec justesse et succès, et sont donc très facilement captées par les spectateurs. On se laisse avec plaisir embarquer vers un « romantique absurde »…

Chloé BONAFOUS (Toulouse)


Cie l’escalier qui monte
Texte : Benoit Fourchard
Mise en scène : Jean-Christophe Houin
Interprétation : Mary Lynn Clarke, Jean-Christophe Houin

Au théâtre du Grand Rond du 2 au 6 octobre 2007- Durée 1h10
23, rue des Potiers 31000 Toulouse
05 61 62 14 85
http://grand.rond.free.fr
contact@grand-rond.org

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Published by Chloé BONAFOUS - dans En Région 2007-08
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