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Festival d'Avignon

16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 22:41
Spectacles, exposition de masques, conférences : durant trois jours, le théâtre nô est à l’honneur :

- Spectacles Nô et kyôgen du mercredi 7 au vendredi 9 novembre
- Conférence-démonstration  mercredi 7 et jeudi 8 novembre de 14h à 16h
- Exposition Masques de nô  du mercredi 7 au vendredi 9 novembre
 
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Cet art dramatique hautement codifié, stylisé, chanté, dansé, joué le plus souvent masqué a influencé de nombreux créateurs (Vilar, Wilson, Vassiliev, Novarina, Py…).
 Michishige Udaka est un maître de nô de la prestigieuse école kongô, basée à Kyôto. Cet éminent acteur, aussi auteur, est le seul maître à sculpter les masques portés sur scène. Soucieux de perpétuer et renouveler un art séculaire, sa compagnie maîtrise un répertoire varié : des grands classiques aux créations contemporaines.
 Ainsi la troupe propose deux nô traditionnels, Aoi no Ue, pièce inspirée du Dit du Genji, chef-d’œuvre de la littérature médiévale, où il est question de la vengeance d’une femme délaissée. L’autre pièce, Funa Benkei, relate un épisode du Dit des Heike, épopée du moyen âge qui évoque l’ascension et le déclin du clan des Heike.
 
Outre ces deux classiques, Michishige Udaka propose un nô contemporain Inori, l’une de ses  œuvres. Le théâtre nô qui tisse un lien entre le royaume des vivants et celui des morts est parfaitement adapté à cette pièce qui traite du drame d’Hiroshima et de Nagasaki. Une mère part à la recherche de son fils, victime de la bombe atomique. La forme du nô évite le pathos au profit de l’émotion pure et de la réflexion - que deviennent les âmes irradiées ? Survit-on à la douleur ? Et livre ici un véritable message de paix.
 
Pour contraster avec la tension tragique du nô, il est de coutume de l’associer avec du Kyôgen, petites farces truculentes. Ainsi Le colimaçon et Les chouettes et l’ermite, pièces enjouées concluront ces soirées « spécial nô ».
 Une exposition de masques de nô et une conférence agrémentent la découverte de ce théâtre universel érigé en patrimoine immatériel de l’humanité.


Programme (durée : 2h environ pour chaque soirée) :


Mercredi 7 novembre à 20h
Nô traditionnel> Aoi no Ue
Cette pièce écrite au XIVe siècle par Zeami est inspirée du Dit du Genji, chef-d’œuvre de la littérature médiévale. Elle a pour thème la liaison du jeune prince Genji avec une femme plus âgée, qu’il ne tarde pas à délaisser pour sa jeune épouse. L’esprit de l’amante délaissée, folle de jalousie, menace sa jeune rivale.

Kyôgen > Le colimaçon
Un maître demande à son serviteur d’aller chercher un colimaçon comme remède de longévité pour son grand-père. N’en ayant jamais vu, le serviteur est berné par un ermite des montagnes facétieux qui prétend être un colimaçon…

Jeudi 8 novembre à 20h
Nô traditionnel> Funa Benkei
Cette célèbre pièce a pour thème un épisode du Dit des Heike, grand récit du moyen-âge qui retrace la gloire et le déclin du clan Heike, anéanti par le clan Genji. Surpris par la tempête, Benkei et son maître Yoshitsune sont assaillis par les esprits vengeurs des Heike morts…

Kyôgen > Les chouettes et l’ermite
Un homme possédé par un esprit malin demande à un ermite des montagnes de procéder à  des incantations. Mais les prières de l’ermite sont sans effet face à l’influence néfaste de l’esprit des chouettes…

Vendredi 9 novembre à 20h
Nô contemporain > Inori
Au Royaume des morts, une mère part à la recherche de son jeune enfant victime de la bombe atomique. Michishige Udaka a écrit cette pièce il y a plus de 30 ans afin d’apaiser les âmes des irradiés de Hiroshima et Nagasaki. Vibrant message de paix, Inori (« prière » en japonais) a été présentée pour la première fois en 2003 à Kyôto.

Kyôgen > Les chouettes et l’ermite
Un homme possédé par un esprit malin demande à un ermite des montagnes de procéder à  des incantations. Mais les prières de l’ermite sont sans effet face à l’influence néfaste de l’esprit des chouettes…

Conférence-démonstration : L’abc du nô
Mercredi 7 et jeudi 8 novembre de 14h à 16h
Grande salle (niveau -3)
Entrée libre sur réservation au 01 44 37 95 95 du mardi au samedi de 12h à 18h30
En français et en japonais

Diversité des expressions des masques, techniques de respiration et de déclamation, symbolique des gestes, historique… : une initiation complète à l’univers du nô, qui rend accessible à tous ce théâtre traditionnel désigné patrimoine culturel immatériel par l’Unesco en 2001.

Exposition
Masques de nô
Du mercredi 7 au vendredi 9 novembre
Foyer (niveau –3)
Horaires du mardi au samedi de 12h à 20h
Entrée libre

Présentation d’une trentaine de masques de nô. La plupart ont été sculptés par Michishige Udaka, le seul maître de nô à porter sur scène les masques qu’il a lui-même créés.


Qu'est-ce que le Nô ?

Spectacle japonais, le nô est un long poème chanté et joué, avec accompagnement orchestral, généralement coupé par une ou plusieurs danses qui peuvent n’avoir aucun rapport avec le sujet. Réservé à l’aristocratie principalement militaire au XVIe siècle, le nô était, à l’origine, destiné à un public très large, destination qu’il retrouve aujourd’hui.

Au cours du VIe siècle une sorte de spectacle de foire, les sangaku ou « divertissements variés », sorte de spectacle de foire avaient été importés du continent au Japon à la suite du bouddhisme. Ce nom fut déformé par la suite en sarugaku ou « singeries » et le genre lui-même évolua. Le génie de Kan.ami et de son fils Zeami (1363-1443) allait en faire ce qui demeure aujourd’hui, sous le nom de théâtre nô, un des triomphes du théâtre universel.  

Le répertoire est divisé en cinq grandes catégories : apparitions de divinités, illustres guerriers, femmes célèbres, « nô du monde réel » (êtres humains attachés à ce monde), démons ou divinités impétueuses. La grande différence qui distingue les nô du monde réel des autres catégories, est que les premiers se déroulent d’une façon diachronique, tandis que les autres catégories regroupées sous l’appellation de « nô du rêve » obéissent à une structure bi-partie coupée par un intermède.

L’acteur appelé waki, « celui du côté », n’est autre que le médium qui permet au spectateur d’assister à l’apparition du personnage principal, shite, textuellement « celui qui agit ». Même si le nô donne des noms, il ne met jamais en scène des personnes particulières mais des types de personnages. Le nô est le carrefour des songes, yume no chimata,  où viennent se matérialiser de façon fugace les vieux fantômes des émotions humaines. Encore attaché à ce monde par quelque passion funeste, le shite est le rêve du waki. Il est masqué, il n’est pas de ce monde. A la fin de la pièce, il disparaît comme s’en va un songe, parfois après que le waki ait exorcisé son esprit tourmenté.

La règle esthétique et psychologique de la nécessité de l’existence en toute chose des trois principes, jo-ha-kyû, « ouverture, développement, fin » structure tout nô, de son ensemble au plus infime de ses éléments. En toute chose, en tout acte, il doit y avoir un début, une ouverture de l’espace et du temps, un déroulement où l’action va en se brisant (ha : « briser, rompre »), et une désintégration finale. Tout au long d’un nô, le rôle de l’orchestre est fondamental : une flûte, et surtout des percussions soutenues par les cris des musiciens, cris envoûtants dont la fonction est non seulement musicale, de marquage du rythme, mais aussi dramatique et psychologique.

Kyôgen ?

Comme le kabuki, le bunraku et le nô, le kyôgen est une des formes théâtrales traditionnelles appréciées dans le Japon contemporain. Issu d’anciennes danses paysannes, le kyôgen apparaît au 14e siècle, sensiblement à la même époque que le nô dont il constituait à l’origine l’intermède comique. L’humour des « paroles insensées », traduction littérale du terme kyôgen, contraste avec la tension tragique du nô. Alors que les nobles, les personnages historiques ou fantastiques peuplent les pièces de nô, le kyôgen met en scène des domestiques, des êtres joviaux et malicieux, le plus célèbre d’entre eux étant Tarô-kaja. Si la scène est nue, les costumes sobres et les accessoires réduits au minimum, cet art codifié nous plonge cependant dans un univers burlesque et truculent. Fondé sur la verve drolatique des dialogues, le comique des situations, l’inventivité de la gestuelle, le kyôgen est véritablement un art du rire.

Informations générales :

Maison de la culture du Japon à Paris (Fondation du Japon)
101bis, quai Branly 75015 Paris
Métro Bir-Hakeim (fermeture provisoire) arrêt Dupleix ou Passy / RER Champ de Mars
Tél. 01 44 37 95 00 / 01 - Fax 01 44 37 95 15

Ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 20h
Fermé les dimanches, lundis et jours fériés

Théâtre nô
Compagnie Michishige Udaka - Ecole Kongô
Du mercredi 7 au vendredi 9 novembre à 20h
Grande salle (niveau -3)
Tarif 20 € / Tarif réduit 16€
Réservation  au 01 44 37 95 95  du mardi au samedi de 12h à 18h30
Sous le haut patronage de l’Ambassade du Japon en France  
Avec le soutien de  Agence nationale japonaise de la Culture, Fondation Franco-Japonaise Sasakawa

Organisation spectacles vivants
Koichi Makise  - Yayoi Takita
Communication - Valérie Touzé - Tél 01 44 37 95 22
Portable 06 15 26 35 78

La cerise sur le gâteau :


Regardez un catalogue de masques Nô
: le nô un théâtre universel érigé en patrimoine immatériel de l'humanité.

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Published by Ruedutheatre - dans Actualités & coulisses
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