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Festival d'Avignon

24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 18:47
51iuY1N82eL.-SS500-.jpg« Cette aventure ridicule , qui s’appelle notre vie, se répète différemment, dés le début, sous le même ciel, mais on a d’autres chances ». Le personnage fétiche de Mihail Sebastian, le professeur Mirou, croît indéniablement dans un meilleur destin et dans un bien meilleur monde. Ce fut un des personnages préférés de cet auteur roumain, non mentionné par le Larousse, mais bien présent pourtant dans la mémoire littéraire collective. Inconnu du grand public pendant longtemps, à cause des caprices de l’histoire, ce passionné traducteur de Marcel Proust voit sa notoriété éclater  brusquement et donne envie d’être lu, connu, appris, à la suite de la publication de son « Journal », en 2002. Le public le connaîtra surtout comme auteur de pièces de théâtre.

L’idée phare de « L’Étoile sans nom », sa pièce de théâtre la plus jouée au monde, celle qui a donné l’occasion à Henri Colpi d’en faire un film culte en 1965, « Mona, l’étoile sans nom », repose sur le fait qu’il y a dans notre existence certainement des choses essentielles, des sentiments parfois, qu’on ne voit pas à la première vue, mais dont on ressent la présence. Et cette sensation, aussi passagère soit-elle, peut rassurer. Exactement comme le trajet d’une étoile, immuable et parfaite, dans son éclatante simplicité. L’œuvre de Mihail Sebastian, écrivain roumain mort si jeune, écrasé à 38 ans par un camion qu’il redoutait, l’URSS, donne, par sa singularité absolue, par sa tendresse, par sa conviction que tout est mis en scène dans cette vie d’après les règles de l’ « accident » (titre d’un de ses roman, d’ailleurs), l’envie d’y accéder d’abord comme spectateur. Puis comme lecteur et dernièrement, comme semblable.

« Là-bas, peut être, tout ce qui est ici lourd et pesant devient léger, tout ce qui est ici sombre et opaque devient lumineux et transparent. Tous ce que nous tentons sans en réussir la moitié – nos gestes vains, nos rêves déchus - , tout ce que nous aurions voulu oser et n’avons pas osé, tout ce que nous aurions voulu aimer et n’avons pas su aimer, tout, tout s’accomplit, se simplifie, se partage ». Credo de tous ses héros de théâtre, voilà en même temps la clef et la solution : la solitude, qui guide comme un fil rouge son œuvre, trouve réponse dans la profession de foi du professeur qui ose aimer une femme-étoile, une passante venue d’autres sphères et qui laisse derrière elle le souvenir d’un passage-éclair et la trame d’un bonheur impossible. Pour une fois, la lecture d’un volume de Théatre peut faire plaisir aux novices et envie aux dramaturges. Cela fait si longtemps qu’on a plus joué à Paris « l’Etoile sans nom » !

Profondément parisien et définitivement français dans son œuvre, par son style, sa langue truffée de mots français, ses personnages, son amour pour le lac d’Annecy ou sa passion pour le métro parisien,  le dramaturge, le romancier, le journaliste Sebastian est né en 1907 à Braila, ville du Delta du Danube. Néanmoins, ses années d’études sont imprégnées par le passage français, entre 1930 – 1935. D’où une certaine facilité à être reçu, que le public français lui a octroyé en 2002, à l’occasion de l’édition de son « Journal » ( le journal d’un juif vivant entre les deux guerres mondiales). Il restera célèbre dans les annales littéraires par sa décision de publier comme introduction à son roman « Depuis deux milles ans », la lettre empoisonnée qu’un ancien ami, Nae Ionescu, lui avait écrit après sa fascisation. Manifeste contre les juifs publié par un juif dans l’ouverture de son roman. Cet automne , l’auteur est célébré partout dans le monde.

Iulia BADEA GUERITÉE (Paris)

En France les éditions de L’Herne et Stock célèbrent le centenaire de sa naissance par une quadruple apparition :

Journal (Stock, deuxième édition, 2007),
Promenades parisiennes (L’Herne, 2007),
Théâtre (L’Herne, 2007)
Femmes (L’Herne, 2007), en vente dans les librairies.

Unesco et l’Institut Culturel Roumain ont décidé de le commémorer par un colloque international qui aura lieu samedi, 24 novembre 2007, entre 15h – 19h,  à son siège de Paris, salle Cercle des Délégués, 1 rue de Miolis, 75015, métro Cambronne . Entrée libre.

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Published by Iulia BADE GUERITÉE - dans Côté Livres & DVD
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