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Festival d'Avignon

20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:02

BIENVENUE DANS LE SHOW BIZ(ARRE) !

Né de la rencontre improbable de Bob Fosse et des Bidochon, « Cabaret Martyr » illustre avec virtuosité que le non spectacle c’est encore du spectacle. Drôle et trash, en perpétuel décalage et mené par une équipe de comédiens indéniablement prometteurs, cette étrange show fait figure d’ovni dans une discipline souvent frappée du sceau de l’académisme et de la précision


«  Cabaret Martyr  c’est comme une soirée pyjama qui aurait mal tourné, comme un WC turc dans un hôtel cinq étoiles, comme Stevie Wonder qui mange un flanc au poireau ». D’entrée de jeu, on est mis dans le bain dans lequel coulerait le chaud et le froid à une cadence frénétique. En clair, on sent qu’il y a quelque chose qui ne va pas tourner super rond, que ça va partir dans tous les sens et surtout en vrille. Un morceau de slam. Les lamentations matrimoniales d’une frustrée. Une fée qui tape au carreau pour s’immiscer dans la salle et dont on comprend vite qu’elle est une adepte de la braguette magique. Des acrobates moldaves. La chanson d’une bimbo adulée des teen-agers mais réorchestrée façon Brassens. Voilà juste quelques éléments de cette pièce démontée pour noces barbares mais jamais barbantes. En effet, l’ensemble se révèle d’une drôlerie irrésistible car derrière le caractère foutraque de cet échantillon de show biz(arre), se cache un travail énorme, tant au niveau de l’écriture que de l’interprétation.

Cabaret_Martyr_1_0248.jpg
Drôle et décalé

Dans le tout petit théâtre de la Loge, la scène ne suffit pas à donner à ces joyeux drilles libre cours à leurs élucubrations. C’est donc la salle entière qui servira de scène. Le public, même s’il peut parfois se sentir un peu décontenancé en se demandant si c’est du lard ou du cochon, participe tellement à l’ensemble qu’au bout du compte on ne sait plus trop qui est qui ni qui fait quoi. Mais ces instants sont de très courte durée, juste ce qu’il faut pour réamorcer un micro départ vers un nouveau sketch, une nouvelle chanson,  un nouveau numéro. C’est donc bien un non spectacle que propose ce « Club des cinq » du trash et du déjanté. Démystifiant le cabaret aux numéros archi rodés, il nous propose une accumulation de situations grotesques, édifiantes même, mais tout cela avec un décalage énorme et un sacrée dose d’humour. Cet humour qui naît d’ailleurs des situations les plus improbables qui pleuvent comme autant de surprises. L’inattendu règne donc en maître dans cet assemblement iconoclaste de faux numéros dont certains pourtant constituent de véritables perles. Un spectacle à ne pas garder sous le boisseau et qu’on espère rapidement voir dans une salle plus grande.

Franck BORTELLE
(Paris)

Cabaret Martyr
Avec Lucas Bonnifait, Ava Hervier, Ophélie Legris, Alexandre Le Quéré, Pit Spector
La Loge Théâtre
2 rue La Bruyère 75009 Paris
Métro Saint-Georges ou Pigalle
www.laloge-theatre.fr
www.myspace.com/cabaretmartyr
 Réservations : 
01 42 82 13 13
www.billetreduc.com
 Tous les samedis à 22h00
Photos : 
Tom Spianti

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2007-08
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