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Festival d'Avignon

20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 22:31

LE PARADIS AUX FEMMES AIMÉES
Dans une ambiance cabaret, la mise en scène de Benoîte Vandesmet offre le magnifique portrait de cinq femmes, qui chacune à leur manière, tente d’échapper à un environnement familial, étroit et répressif.  Elles se projettent dans « un paradis » où sensualité et rapports charnels peuvent enfin s’exprimer librement.

Une petite salle et un plateau presque vide où l’espace scénique se mêle à l’univers réel et/ou mental des personnages : un tableau abstrait, une chaise et une fenêtre plantent le décor de ces cinq saynètes. Cinq femmes terrassées littéralement par leurs obsessions qui entretiennent un rapport difficile avec leur sexualité. Vêtue d’une robe austère, une femme observe sa voisine par la fenêtre, avec convoitise. Elle reconnaît en cette fille son sosie. Elle y projette tous ces fantasmes d’épouse trop fidèle, trop sage. Clap, fondue au noir, lumière blanche.

 

Le-Paradis.jpg

 

Un autre couple apparaît. Une femme se persuade que son copain la trompe mais derrière cette peur ne cache t-elle pas sa propre inquiétude à voir son histoire d’amour s’enliser dans la banalité ? Clap, une femme apparaît, elle annonce qu’elle vient de tuer son époux. Puis, une femme battue, qui ne se sent désirée que lorsque son homme la frappe. Pour clore, cette galerie, une femme insatisfaite d’elle-même transcende son emmurement par une peinture figurative proche de la cruauté. Un entrelacs de destins qui se mettent à nu, osent défier la morale pour laisser entendre leur douleur.

L’amour chez Moravia

La pièce propose une adaptation de nouvelles écrites par Alberto Moravia, qui est l’écrivain par excellence des rapports humains. Un auteur connu, reconnu pour sa dissection rigoureuse du sentiment amoureux et ses dérives, la jalousie et le mépris, très influencé par les théories psychanalytiques sur la sexualité élaborées par Wilhelm Reich, élève de Freud.
Teinté d’ironie et d’humour, « Le Paradis » aborde toutes ces questions avec  légèreté en proposant des trouvailles sympathiques qui, toutefois, auraient gagné à être mieux développées. Les comédiens manquent parfois de naturel sur scène, ce qui n’occulte en rien leur formidable énergie.

Cristina BARBATO (Paris)

Le Paradis
Texte : Il Paradiso de Alberto Moravia
Adaptation et mise en scène: Benoîte Vandesmet
Interprétation : Émilie Buous, Sophie Clouet, Dorothée Defontaine, Nelle Faure, Benjamin Riquet,  Benoîte Vandesmet
Chorégraphie : Dimitri Courteau
Décors : Benoîte Vandesmet et Julien De Cœuilles
Lumières : Gilles Miot
Costumes : Aurélie Secondé
Production :Cie Les Pies borgnes en accord avec Chat Lunatic Productions

Au Théâtre des Déchargeurs (Paris) du 19 février au 29 mars.

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Published by Cristina BARBATO - dans À Paris 2007-08
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