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Festival d'Avignon

8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 12:39
EN ROU(T)E LIBRE VERS LE RIRE

Dotée d’un généreux capital sympathie quand d’autres ont un ego capital, la jeune comique belge remporte un triomphe mérité grâce à un one-woman-show bien calibré, joliment écrit et surtout magistralement interprété. Laissez le charme agir…


Il est des humoristes qui ont besoin de quelques minutes, voire d’un show entier –ce qui est plus grave- pour séduire leur public. De Virginie Hocq, à la simple vue de son affiche, qu’il faut être passablement écorné de la cornée pour ne pas l’avoir encore remarquée, on se dit qu’elle doit être sympa, cette nana. Elle n’est pas parmi nous depuis une minute que l’impression se confirme. Oui, parmi nous et non sur la scène. Elle déboule en effet au milieu des spectateurs, se présente, s’apprête à embrasser tout le monde comme on embrasse la vie et les joies qu’elle nous apporte. Pas bégueule, elle débarrasse les retardataires de leur manteau et va même jusqu’à offrir des chocolats.  Puis elle installe le décor avec force commentaires. Ce n’est pas seulement immensément sympathique comme entrée en scène, c’est furieusement drôle. On souhaiterait que ça se prolonge. Le naturel immanent est à son paroxysme. Le spectacle va pouvoir démarrer…


Ponctué d’interludes en hommage à cet apanage de la technologie moderne qu’est le GPS (façon Virginie Hocq, c’est  surtout la route vers le fou rire…), le spectacle va faire étape dans une maison de retraite, dans la cuisine d’une brave femme en train de préparer un repas (probablement le plus drôle de tous), l’univers des speed dating, la répétition d’un spectacle de danse avec des tout petits pour finir par une scène de « Roméo et Juliette » !

Si l’énorme capital sympathie dont fait preuve la charmante Virginie est indéniable, il ne serait pas suffisant pour tenir la route (c’est le cas de le dire). Mais ici la gentillesse fait corps avec le talent. Talent d’écriture mais surtout d’interprétation. On ne compte pas le nombre de personnages qui apparaissent sous nos yeux en un tournemain mais il dépasse la quinzaine assurément. C’est une galerie d’hommes et de femmes qui défilent, de la bobo Anne-Catherine à Séverine la virago au rire gras, de Ludmila la voyante à  Marguerite l’alcoolo, de Claude la psychanalyste à Karine la pétasse qui n’aime pas le prénom du mec qu’elle a sous les yeux. Jusqu’à la Juliette du grand Shakespeare, d’ailleurs remarquablement interprétée. Avec en contrepoint à ces personnages méchamment déjantés, le handicapé mental de la maison de retraite auquel la comédienne apporte une poignante véracité.

Entre la bonhomie de sa consœur Yollande Moreau, un zeste de la folie de Valérie Lemercier et un talent de comédienne bien à elle, Virginie Hocq n’a pas fini de nous charmer et de nous faire « Hocqu’eter » de rire et de plaisir…

Franck BORTELLE (Paris)

C’est tout moi
Texte de Virginie Hocq et Victor Scheffer
Mise en scène : Victor Scheffer

Théâtre du Petit Montparnasse, 31 rue de la Gaîté, 75014 Paris
Locations : 01 43 22 77 74 ou 08 92 707 705
Du 18 mars au 31 mai 2008 à 21 heures et le dimanche à 17h30

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2007-08
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