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Festival d'Avignon

1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 11:22
AU RENDEZ-VOUS DE LA BONNE HUMEUR

Récompensée en 1997 du Molière de la meilleure pièce comique, cette histoire de couples qui se quittent mais continuent à se fréquenter pour mieux se crêper la moumoute est remontée dans une toute nouvelle mise en scène. L’ensemble est dopé à la bonne humeur. Un divertissement du meilleur goût.


Hélène quitte les bras de Thierry pour ceux de Patrick. Un ravin sépare les deux univers. Hélène, en empruntant la fragile passerelle pour aller de l’un (artiste) vers l’autre (scientifique), se rend compte que les choses ne se passent pas aussi simplement qu’elle l’aurait souhaité. D’autant que sa meilleure amie Marie-Annick, ravissante idiote au cœur gros comme tout, mais qui ne s’aime pas, va héberger Thierry pour qu’il puisse peindre. Les duos deviennent duels, forcément…



Au départ, le texte est déjà très « rirogène », bien écrit, avec des répliques qui font mouche. Du pain bénit pour des comédiens. Sans verser dans la surenchère psychologique, l’auteur, qu’un Molière récompensa en 1997, a tissé une histoire qui happe le spectateur d’entrée de jeu pour ne plus le lâcher. Les quatre personnages de ce vaudeville moderne sont très travaillés, ce qui évite de grossir leurs traits d’éléments caricaturaux. Ils sont proches de nous et vivent finalement une histoire presque banale. C’est donc la dramaturgie qui prime ici, rehaussée d’effets de mise en scène plutôt bien trouvés.

Energique et convivial

L’énergie que déploie la jeune troupe, qui s’est collée à ce texte d’une implacable maîtrise, est plutôt communicative. Sous l’impulsion d’une mise en scène vaudevillesque avec entrées et sorties de scène, le spectacle tourne plutôt vite et bien. Dans un petit théâtre comme «  Les deux rêves  », où le public ne fait souvent qu’un avec les comédiens, tout cela vire à la convivialité, surtout quand le rire est au rendez-vous.

Il y a toutefois un léger bémol au niveau de l’interprétation. Si le jeu d’Anne-Laure Fournier, qui campe une délicieuse Marie-Annick avec une totale justesse de ton, rehaussé par un vrai potentiel comique, est irréprochable, on regrettera les baisses de tension de sa partenaire Aurélie Roland. Elle peine à trouver la bonne intonation et la sortie de route est parfois évitée de justesse. Du côté des hommes, l’homogénéité est plus tangible, même si Boris Soulages domine grâce à un rôle très évolutif, moins monolithique.

Mise à part cette légère réserve, on retient surtout de ce spectacle très recommandable la jovialité qu’il distille sans compter.

Franck BORTELLE (Paris)

Accalmies passagères
De Xavier Daugreilh
Mise en scène de Roland Marchisio
Avec Anne-Laure Fournier, Etienne Giraud, Aurélie Rolland et Boris Soulages

Théâtre des Deux Rêves, 5 impasse de Thionville, 75019 Paris
Réservations : 01 48 03 49 92
Du 8 avril au 28 mai tous les mardis et mercredis à 19h30

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2007-08
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