Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 18:25
De juillet à décembre 2008, les cultures des vingt-sept États membres de l’Union européenne seront à l’honneur aux six coins de l’Hexagone, sur ses diagonales et au-delà.

C’est là le pari de la Présidence française de l’Union européenne : proposer pour la première fois au public français une Saison culturelle européenne qui mette en évidence la diversité créatrice de toutes les cultures européennes, ainsi que la force identitaire d’un patrimoine en grande partie commun.

Danse, théâtre, musiques classiques et actuelles, sciences, arts de la rue, peinture, sculpture, graphisme, design, architecture, photographie, cinéma, arts numériques, littérature… : toutes les disciplines, tous les publics seront concernés. Des circassiens slovènes aux chorégraphes allemands, des graphistes bulgares aux comédiens portugais, vingt-six projets "tandem", associant des créateurs français et de chacun des pays de l’Union, illustreront l’Europe de façon symbolique sur le mode de la rencontre, de la surprise et de l’échange. De grandes institutions culturelles, telles la Cinémathèque française, les Transmusicales de Rennes ou encore Arc-en-Rêve à Bordeaux, dresseront un panorama de la création contemporaine en Europe dans chaque discipline.

Par ailleurs, des cycles de 27 livres, 27 films, 27 spectacles, 27 concerts, 27 expositions… seront organisés pour donner une visibilité exceptionnelle aux productions européennes en France à l’été et à l’automne 2008. Enfin, de grandes manifestations animeront le reste de l’Europe, comme la tournée de la Comédie-Française dans dix nouveaux États membres, ou l’illumination de la Grand-Place de Bruxelles par Yann Kersalé. Autant d’occasions de rencontrer des artistes venus de toute l’Europe et de découvrir la culture de nos voisins !

Propos LBDR

Les contours de la Saison culturelle européenne qui se tiendra à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne au second semestre 2008 se précisent peu à peu. Entretien avec le commissaire général de la saison, Laurent Burin des Roziers.


Comment établissez-vous la programmation de la saison européenne ? S’agit-il de présenter un "échantillon" culturel de chacun de nos vingt-six pays partenaires ?
Notre ambition est d’abord de valoriser les rencontres et les échanges. C’est ainsi que nous allons montrer vingt-six projets "tandems" résultant de la rencontre entre des artistes européens : Juliette Binoche et Akram Khan, Sacha Waltz et Pascal Dusapin, mais aussi, par exemple, des étudiants en arts graphiques français et bulgares qui vont travailler ensemble sur un projet d’affiche autour de l’alphabet cyrillique. Nous allons également nous efforcer d’actualiser notre vision de la création contemporaine en Europe, dans toutes les disciplines, en partenariat avec les grandes institutions et festivals français – des Rencontres d’Arles à la Cinémathèque françaises, des Transmusicales de Rennes à La Villette – qui vont accorder une place exceptionnelle en 2008 aux créateurs européens. Il s’agit notamment de faire découvrir des artistes et des œuvres d’Europe centrale et orientale qui sont, pour des raisons historiques évidentes, relativement moins connus du public français. Enfin, nous allons mobiliser les médias et les opérateurs culturels pour mettre à l’honneur, à travers une série de cycles, le meilleur de la production et du patrimoine européens : vingt-sept livres, vingt-sept films, vingt-sept concerts, vingt-sept expositions, vingt-sept spectacles.

 

Doit-on parler de "la" culture européenne ou "des" cultures européennes ?
C’est une question aussi ancienne que l’Europe elle-même, ou presque. Disons qu’elle remonte à la fin de l’Empire romain, au moment où se mêlent l’iconographie chrétienne et diverses traditions artistiques païennes préexistantes. On verra du reste au Musée de Cluny, dans le cadre de la Saison européenne, les merveilles que produit cet "Art des frontières", du VIIIe au XIIe siècles. Ensuite, comme chacun sait, l’épanouissement des littératures et des cultures nationales n’a jamais été exclusif de mouvements qui ont traversé notre continent – de l’art roman à la Renaissance, du Baroque aux Lumières, du romantisme au surréalisme, etc. – tout en trouvant ça et là une couleur propre, des formes d’expression locales. La question aujourd’hui est de savoir dans quelle mesure l’"Europe" demeure une catégorie culturelle pertinente, entre une scène artistique mondialisée, celle que l’on retrouve dans les biennales d’art contemporain et les festivals de cinéma, et la persistance de certains courants "nationaux" qui font qu’on peut parler d’une photographie "allemande", d’un théâtre "britannique", d’un design "finlandais" ou d’un cinéma "roumain". Nous faisons pourtant le pari que la culture européenne n’est pas réductible à la somme de ces scènes nationales ou locales.

 

Quel signal un tel rendez-vous étalé sur six mois est-il susceptible d’envoyer au public français ?
L’Europe est sans doute aujourd’hui le continent le plus créatif du monde, à raison même de sa diversité et de son ouverture. Nous avons six mois pour rendre cette conviction sensible au public français. Et pour lui rappeler que cette créativité d’aujourd’hui est indissociable d’un patrimoine en grande partie commun aux peuples européens.

Partager cet article

Repost 0
Published by Ruedutheatre - dans Actualités & coulisses
commenter cet article

commentaires

Chronique Fraîche