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Festival d'Avignon

15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 14:30
GRANDIR VITE : CA FAIT PEUR !

Les contes de Charles Perrault sont bien souvent revisités au théâtre. Parmi eux, “Le Petit Poucet” est sans doute l’un des plus lus, joués, racontés, ce qui pourrait laisser penser que le thème est un peu galvaudé. Cela d’autant que les familles de neuf enfants ne courent pas les rues de nos jours, du moins dans nos sociétés occidentales. Mais si nous ne vivons presque plus en forêt, il y a dans notre monde moderne encore bien des raisons de raconter cette histoire ...

La faim fait toujours partie de notre monde et s’impose encore comme un brûlant sujet d’actualité. Impossible de ne pas voir dans les enjeux actuels se dessiner l’alternative : qui de la planète ou des hommes faut-il sauver ? La compagnie italienne Academia Perduta, a voulu expliquer tout celà aux plus petits ? Mais peu importe sa volonté. C’est la plus grande impression qui est restée dans le public mais il revient à chacun de suivre son cheminement. Et puis, nom d’une pipe, cette version du Petit Poucet venue d’Italie donne aux enfants l’occasion de se mesurer avec la peur.

Car le personnage principal de cette obscure histoire, n’est pas plus grand qu’un pouce et il n’arrive pas à dormir… Pourtant malgré l’immense cruauté de ses parents sans négliger celle de l’ogre qui l’héberge avec ses frères, il ne parvient toujours pas à dormir… Et, c’est peut-être ce qui lui permettra de surmonter toutes les difficultés de son existence. Au lieu de se laisser anéantir par la peur, il lutte avec force et ingéniosité, jusqu’à s’initier au monde.

Une mise en scène minimaliste

Seul sur scène, le comédien Claudio Casadio réussit à faire entrer un tout jeune public dans les méandres de son effarante histoire. Ce solitaire du verbe, plein de poésie, joue du décor comme de mots tendres qu’il associe sans cesse aux lumières et aux sons de l’accordéon pour faire impression. Maisons suspendues, plumes en guise de flocons de neige, crânes de vache pour incarner la férocité du récit, sont autant d’artifices destinés à faire voyager l’imaginaire des enfants.  Mais surtout, dans cette tradition ici tout à fait respectée du théâtre pauvre, le conte prend toute sa profondeur pour souffler à nos jeunes oreilles tout le drame qui se trame. Et c’est divinement bon.

Christelle ZAMORA (Montpellier)

A partir de 6 ans
Les 25, 26 et 28 mars Au Théâtre Jean Vilar
Compagnie Academia Perduta
Auteur : Marcello Chiarenza
Mise en scène : Gianni Bissaca
Musiques : Beppe Turletti
Avec : Claudio Casadio



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Published by Christelle ZAMORA - dans En Région 2007-08
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