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Festival d'Avignon

7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 16:29
MER BELLE ET PEU AGITÉE

Robert Wilson confia un jour à Susan Sontag que le théâtre d’Ibsen ne lui plaisait pas. C’est à la suite de cette conversation que la romancière écrivit son adaptation de
La Dame de la mer, actuellement reprise au Matadero de Madrid.

 La Dame de la mer, publiée en 1888, est l'une des dernières pièces écrites par Ibsen. Elle raconte l’histoire d’Ellida Wangel, une femme qui, après avoir vécu dans une liberté totale en compagnie de son père sur la côte norvégienne, se marie, à la mort de celui-ci, avec un veuf, père de deux enfants et installé loin de la mer. Mais le texte qui résonne sur les planches du Matadero est assez éloigné de l’œuvre originelle. Du fait de l’adaptation de Susan Sontag d’une part. De la traduction de Marta Pessarrodona d’autre part. Il y a d’ailleurs une certaine étrangeté à écouter ces épanchements nordiques dans la langue de Cervantès… Mais c’est surtout les choix du metteur en scène qui nous invitent à entendre autrement les lignes de l’auteur norvégien.


« Un langage visuel et universel »


Bob Wilson fait partie de ces créateurs qui se méfient du théâtre occidental, cet « esclave de la littérature ». Le théâtre est pour lui un tout sensoriel, « un langage visuel et universel ». Et, de ce côté, le public est gâté. Le plateau, recouvert de simples lattes de bois, nous rappelle le pont d’un bateau, tandis que les costumes de Giorgio Armani viennent refléter les insaisissables chatoiements de la mer. La scène est baignée de lumières colorées, franches et expressives. Accompagnées par la musique de Michael Galasso, celles-ci nous plongent dans un univers étrange et mystérieux. Sur fond vert, bleu ou rouge, les ombres des acteurs s’animent. Au loin, des cris de mouettes ou des solos de violon.


L’interprétation est, elle aussi, minutieusement travaillée. Face à l’idée reçue selon laquelle Robert Wilson s’intéresserait davantage à la  production qu’à la direction d’acteurs, Angela Molina et Manuel de Blas –qui interprètent respectivement Ellida et Hartwig Wangel- soulignent le temps et l’attention que le metteur en scène leur a accordés. Le spectacle est professionnel et maîtrisé, mais on peut regretter que le texte d’Ibsen soit un peu éclipsé par la mise en scène très voyante de Bob Wilson. 


Alexandra VON BOMHARD (Madrid)

La Dama del mar, d’Ibsen, du 27 mars au 27 avril.
Metteur en scène : Robert Wilson
Avec: Angela Molina, Manuel de Blas, Lara Grube, Carlota Gaviño, Augustin Sasian, Damia Plensa 
Musique : Michael Galasso
Costumes : Giorgio Armani
Lumière : A. J. Weissbard

Matadero, Naves del Español
Paseo de la Chopera, 14
28045 Madrid - Tel : 91 517 73 09 
www.mataderomadrid.com
 

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Published by Alexandra VON BOMHARD - dans En Europe 2007-08
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