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Festival d'Avignon

16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 23:26

UNE TRAGEDIE ROMAINE A PARIS


Nul besoin de se rendre à Rome pour saluer Jules Cesar. L’oppidum culturel du XIVème arrondissement de la ville de Paris -le Théâtre 14 Jean-Marie Serreau- accueille cette pièce de Shakespeare mise en scène par Frédéric Jessua, d’après la traduction française de Jérôme Hankins. Appuyé par une scénographie des plus soignées et une somptueuse mise en lumière, ce spectacle de deux heures offre aux yeux quelques délices

Le cœur de tout homme est un Etat qu’il gouverne avec sa raison. En composant sa pièce autour du complot qui coûta la vie à Jules Cesar, William Shakespeare nous rappelle que les raisons d’Etat telles que l’avidité, l’orgueil, l’ambition ou la jalousie priment parfois sur la vie des hommes. L’amour du bien public et de la République, la crainte du despotisme, le respect du concitoyen, ne seraient que des avatars de ces sentiments qui habitent le cœur des conspirateurs.


Parce qu’il représente à leurs yeux le chef symbolique idéal, seul capable de remplacer César dans le cœur du peuple, Brutus (le véritable héros de la pièce) fidèle compagnon d’armes de ce dernier est désigné par ses pairs pour prendre la tête du funeste complot qui aura lieu durant les Ides de Mars. C’est Cassius qui se chargera de convaincre « cet homme droit » de pencher en faveur des « traîtres ». Mais Brutus hésitera longtemps avant de céder aux sollicitations de son ami Cassius et de porter le coup fatal à César « pour le bien de tous ».  Fidèle parmi les fidèles, Marc-Antoine honorera tant et si bien la mémoire de César qu’il entraînera une partie du peuple à s’insurger contre les « conjurés » qui ont supprimé leur chef. La guerre éclate. Les hommes révèlent leurs vrais visages…


En toute simplicité

La simplicité. Tel est le choix qu’ont fait Frédéric Jessua et ses collaborateurs pour donner vie à cette tragédie shakespearienne. A l’exception de quelques accessoires, la scène est nue. L’originalité de la scénographie réside donc ailleurs. Sans doute est-ce dans cette occupation de l’espace, presque chorégraphiée, à laquelle s’emploient les comédiens en tuniques d’époque. Dans cet univers de guerriers, les déplacements en cercle ou les sorties de scène en file indienne aident à rappeler la marche victorieuse des légions romaines.
Mais la force des images les plus impressionnantes provient certainement du jeu d’ombres et de lumière dans lequel nous plonge Florent Barnaud. Lumières froides en contre-jour pour éclairer les messes basses des conspirateurs, ambiances chaudes pour illuminer les scènes passionnelles et celles de liesse. La combinaison de ses divers éléments (mouvements, costumes et lumières) nous permet d’assister à la création de très jolis tableaux.

Toutefois, le talon d’Achille de ce spectacle se situe peut-être dans l’interprétation de certains comédiens qui n’ont pas réussi à transmettre toute la puissance d’un texte aussi riche. Mais ces quelques faiblesses contingentes sont perfectibles et l’ensemble est relevé par certaines prestations remarquables. Notamment Isabelle Siou, très émouvante dans le rôle de Portia, l’épouse fusionnelle de Brutus, qui souffre tant de voir son homme écrasé par le poids des responsabilités qu’il aura à porter.

Idrissa SIBAILLY (Paris)


Jules Cesar de William Shakespeare

Traduction française: Jérôme Hankins

M.E.S: Frédéric Jessua
Avec Hovnatan Avedikian, Serge Avedikian, Justine Bachelet, Lorenzo Baitelli, Antoine Cholet, Jonathan Frajenberg, Frédéric Jessua, Dominique Massat, Grégory Montel, Arnaud Pfeiffer, Isabelle Siou, Thibaut Sommain
Lumières: Florent Barnaud
Scénographie: Maline Crésson
Son: Arnaud Jollet
Costumes : Victoria Vignaux
Régie: Xavier Ruiz
Assistanat: Delphine Pradeilles
Production Les Unités 55975/ACTE6
Co-réalisation Théâtre 14 Jean-Marie Serreau
avec le soutien de la Mairie de Paris
Compagnie Frédéric Jessua 06 80 17 88 18 - www.acte6.org
Correspondance : 10/12 avenue Rachel - 75018 Paris
MAIL julescesar@55975.biz - Les unités 55975 est un label acte6
Théâtre 14 Jean-Marie Serreau, 20 Avenue marc Sangnier 75014
Réservations 01 45 45 49 77

Photos © Adrien Lachapelle

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Published by Idrissa SIBAILLY - dans À Paris 2007-08
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commentaires

katharine kanter 29/06/2008 12:24

Imprudent to attend a play in a state of high expectation!
 
The present Théâtre 14 production of Julius Caesar is not merely abbreviated – it is brief on anything and everything, that makes Will S. the foremost artist of the English-speaking world.
 
These people may be professionals, but their bearing betrays them as rank amateurs.
 
The players haven’t the faintest of the basic rules of stagecraft – how to stand, how to walk, how to move, how to embue every gesture with gravitas.  In their frantic scampering and twitching, that could not possibly read in a larger theatre, they all scream “Anachronism”, and bring to mind more Louis de Funès or that other unfunny hysteric Pierre Richard, than the Roman Republic.  (The only player who was not simply appalling, was Isabelle Siou as Portia, if she could be persuaded to stop shrieking and flinging herself about).
 
Nor do they know how to project or colour the voice – several became hoarse within the first quarter of an hour, although the theatre seats but 130.
 
Our Director, M. Jessua, hasn’t the faintest of WHO any of these people were – Where is Rome?  What was the Roman Republic?  Who was Caesar? 
 
Caesar was a feral brute, his only God, Ambition.  Such was the single most powerful individual in the Western world.
 
Never, for a moment, would one guess as much from this production.
 
It cannot help that our Caesar, M. Avedikian – a player of so little authority that he might have sauntered in from a garden party at Neuilly - be five foot six, while his spouse Calpurnia, towers over him at well over six foot tall.  Surely, with the unemployment in the profession, a suitably-sized actress could have been found?
 
The players’ technical standards, their entire aesthetic, are not of the theatre, but of a television series.
 
As for the carnal relations between Caesar and the conspirator Cinna, where the latter – leaving nothing whatsoever to the imagination - seduces Caesar before Calpurnia’s eyes, shortly before murdering him at the Capitol, I should like to know on what historical evidence M. Jessua has relied?  
 
For all Suetonius has to say is,
 
“and on the day before the Ides of that month a little bird called the king-bird flew into the Hall of Pompey with a sprig of laurel, pursued by others of various kinds from the grove hard by, which tore it to pieces in the hall.  In fact the very night before his murder he dreamt now that he was flying above the clouds, and now that he was clasping the hand of Jupiter; and his wife Calpurnia thought that the pediment of their house fell, and that her husband was stabbed in her arms; and on a sudden the door of the room flew open of its own accord.”
 
Manifestly, M. Jessua knows better What Really Happened in History than Suetonius, Plutarch, and of course, Will S. - pitiful fool.
 
Then there is the chief conspirator Cassius – Caesar, no less, feared him ! – well, the actor might have been non-existent, so puny was his gesture, so incomprehensible his speech.
 
It is all so casual, so terribly arbitrary, so Soixante-Huitard.  And so ridiculous!
 
If we are to recover anything like the standards required to put up a serious play, the Schools of acting in this country have an uphill struggle ahead.
 
Incidentally, the author of these lines had a press invitation, but on entering to collect it, was told by the door-keeper, “We’re at the end of the run.  Don’t need the press anymore”.
 
Quite so.

Chronique Fraîche