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Festival d'Avignon

18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 22:41
MARILYN L’INSOUMISE

Malgré cette image de sex-symbol adulé, Marilyn Monroe a été insatisfaite de son existence. C’est ce que l’auteur Vladimir Pronier  a souhaité montrer avec sa nouvelle création, « Le Crépuscule d’une étoile ». Une pièce qui, au travers de la mise en scène sobre de Julien Lefebvre, retrace les vingt dernières heures d’une icône en mal d’identité.

Los Angeles, 4 août 1962. Marilyn Monroe est seule dans sa chambre, avec ses verres de whisky et ses anti-dépresseurs. Tour à tour révoltée, indignée et excitée, elle est en train de vivre les dernières heures de sa vie. Dernières heures découpées en clichés, en référence aux photos dont elle fut la cible et aux idées reçues dont elle fut la victime.


La pièce s’ouvre sur les interrogations identitaires d’une Marilyn à bout de souffle, qui s’est perdue dans les affres d’Hollywood. Son enthousiasme, sa joie de vivre et son optimisme affichés ne sont que la façade d’une femme névrosée, lucide et ironique. Faisant un bilan amer de sa vie, elle exhibe des souffrances ancrées en elle : ses nombreuses fausses couches et l’échec cuisant de sa vie sentimentale. Pour se consoler, elle tente de se confier mais son amie et attachée de presse Pat Newcomb, incarnée par la convaincante Mathilde Gourdol, ironise son mal-être. Alors, Marilyn, qui se heurte à l’incompréhension, consulte un psychiatre : il l’aide à  « se vider la tête » en écoutant ses délires, ses frustrations et ses fantasmes. Mais ce refuge n’a pas la force d’anéantir les pulsions suicidaires de Marilyn.

Un huis clos efficace


Plusieurs personnages se croisent, se parlent, s’insultent ou s’ignorent dans la chambre de Marilyn. Ce huis clos, qui permet de créer un cercle autour de Marilyn Monroe, met habilement en scène l’enfer psychologique dans lequel elle s’enferme. Salomé Mandelli, dans ce rôle d’icône en permanente représentation, fait preuve d’une vraisemblance convaincante et arrive, par des gestes animés et comportements de gamines, à laisser affleurer la sensibilité particulière de la femme-enfant que fut Marilyn.

Malgré la difficulté du sujet à traiter, la pièce parvient à gagner en dynamisme et en légèreté grâce à quelques instants comiques créés par le personnage parodique de la servante, interprété par Florence Lefebvre, et par un jeu de rôle inopiné dans lequel Marilyn et Pat se caricaturent mutuellement.

Si « Le Crépuscule d’une étoile » dévoile et analyse avec justesse la fêlure qui a toujours habité Marilyn Monroe, on regrette au final certaines lourdeurs que l’on ne peut attribuer qu’à un texte par trop explicite et ne laissant donc guère de place à la suggestion.

Cécile STROUK (Paris)

Le Crépuscule d’une étoile (Montreuil)
Auteur et metteur en scène : Vladimir Pronier
Interprétation : Salomé Mandelli, Mathilde Gourdol, Steva Botti, Florence Lefebvre, Jacques Paillard

Au Studio théâtre de Montreuil, le vendredi, samedi et dimanche, jusqu’au 15 juin

Photo © DR

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Published by Cécile STROUK - dans À Paris 2007-08
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commentaires

SEBBAG ROBERT 24/09/2008 22:44

bonne plongée dans l'univers de Marylin.; l'actrice est crédible mais le jeu de tout l'équipe pourrait être un peu plus rythmé. Nous leur souhaitons une belle évolution.

Chronique Fraîche