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Festival d'Avignon

1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 21:50
MISE EN ABYME CARCÉRALE

Dans une cage aux puissants barreaux métalliques, un homme nous donne à voir et à vivre son incarcération dans le couloir de la mort. Il ne parle pas, mais ses gestes parlent pour lui et nous invectivent puissamment...

Le personnage (Rémy Leboucq) est ainsi mis en situation depuis le déroulement de son procès vécu déjà de l'intérieur de sa prison où il restera durant toutes les quelques quarante- cinq minutes du spectacle. Spectacle ? Est-ce bien ici le mot qui convient ? Anti spectacle plutôt ? Ainsi pourrait-on sans doute qualifier ce produit totalement paradoxal de la Cie nimoise Mobile Homme Théâtre. Une plasticienne (Sarah Dorp) a conçu  une sculpture modulable, bien mise en valeur par la création lumière de Mélissa Magne, concrétisant l'enfermement physique et psychologique, presque métaphysique, d'un être humain qui pourrait bien ressembler à chacun de nous, spectateurs.

Une chorégraphe (Lisa Gimenez) a trouvé les positions et les gestes à la mesure de son désespoir. Pas de texte, sinon celui que nous donne une bande son très présente. Un spectacle que l'on vit comme une expérience personnelle... Le spectacle  introduit d'emblée un dialogue en contrepoint entre les images fortes données par la représentation d'un homme en situation extrême, un texte très documentaire (voix off de Carlos Moreno) qui fait le point sur la question de la peine de mort dans le monde, et notamment aux Etats Unis d'Amérique (nous savons trop bien que ces derniers se revendiquent comme exemplaires parmi les pays dits civilisés).

Des musiques savamment choisies apportent une dimension beaucoup plus désespérément lyrique à ce qui aurait pu n'être que le résultat d'un regard d'entomologiste. C'est l'impression puissante que l'on peut ressentir face à cette oeuvre à la fois chorégraphique et sonore qui ne peut laisser indifférent. Ce moment fort laisse des marques dans la conscience du spectateur. Ici, ce n'est pas tant la courte durée du spectacle qui compte, mais plutôt sa fulgurante force d'impact sur les esprits.

Henri LÉPINE (Avignon)

« Death Row »
Albatros Théâtre, rue des Teinturiers, Avignon. Tous les jours du 10 juillet au 1er août 2008 à 10h45 (Relâche les 19 et 20 juillet).

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Published by Henri LÉPINE - dans Festival Off 2008
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