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Festival d'Avignon

15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 09:17

GALERIE DE PORTRAITS

Suite au succès de « Le Cri », l’an passé, « La Grimace » reprend le même personnage pour un épisode qui le confronte à la vie et à son désir de devenir acteur. Une sorte de théâtre feuilleton, où il n’est pas indispensable d’avoir vu les péripéties précédentes pour comprendre les suivantes.

Le travail d’écriture de Marc Weidemann s’aventure du côté de la mise en abîme, assaisonnée d’un plaidoyer en faveur du spectacle vivant. Son personnage, dans ce monologue, est devenu guichetier, faute de pouvoir accéder immédiatement à la profession de comédien. Alors que la voix off de ses géniteurs (la  même que dans la pièce précédente) commente l’évolution de « Il », celui-ci est confronté à une galerie de personnages avec lesquels il va dialoguer à une voix.

Le monsieur qui n’aime pas le théâtre est l’occasion d’argumenter afin de l’attirer vers des salles où, précisément, on joue… « Le Cri » et « La Grimace ». La snob fréquente les mêmes salles, découvre que la scène ce n’est pas la télé. L’ex-amoureuse se rend compte que l’art dramatique permet de partager le réel des uns avec l’irréel des autres. Le chat qui parle introduit une dimension, non pas surréaliste comme semble le croire l’auteur, mais une incursion dans le conte traditionnel ou la littérature fantastique. De quoi démontrer qu’une des particularités de la pratique théâtrale est de rendre vraisemblable le virtuel. D’autres suivent qui touchent, par exemple, le dédoublement d’un comédien à travers ses rôles, le plaisir des applaudissements, le frein du prix des places pour les moins nantis…

En sa systématique, le procédé est forcément répétitif. Il rend la structure dramatique un peu poussive alors qu’elle possède déjà une charge émotive nettement moins forte que dans « Le Cri ». Mais il permet au jeune comédien Manuel Pons de jouer sur plusieurs registres et d’affiner une sensibilité que traduisent les gestes et la voix, y compris dans l’interprétation d’une chanson plaquée au beau milieu de l’histoire.

Michel VOITURIER (Avignon)

Au Tremplin, 8 rue Cornue à 15h jusqu’au 2 août (jours pairs : « La Grimace » ; jours impairs : « Le Cri ») (0490 85 05 00)

La Grimace
Texte : Marc Weidemann (éd. chez l’auteur)
Mise en scène : Marc Weidemann
Interprétation : Manuel Pons
Musique et chant : Sylvie Bertrand


Photo © ……………………………………………………

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Published by Michel VOITURIER - dans Festival Off 2008
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