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Festival d'Avignon

15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 09:24

Spectacle sincère, « Beyrouth Adrénaline », à défaut d’être sans défauts, a les qualités de ses comédiens : généreux, engagés, s’efforçant de donner leur vision d’un monde hanté par les conflits politico-religieux.

À l’angle de l’Orient et de l’Occident, de la prospérité et de la misère, de la paix et de la guerre, Beyrouth est symbole de ces interminables conflits où l’homme se révèle impuissant à tolérer des cultures autres que la sienne. Le texte d’Hala Ghosn et Jalie Barcilon amène un éclairage particulier à propos de cette situation d’enlisement. Il met en présence des personnages qui ont fui le Liban, d’autres qui voudraient s’y rendre ou y retourner ; des qui ont vécu la guerre ou qui aspirent à s’engager et d’autres qui ne la connaissent que par média interposés.


Le décor est à cette image. Deux lieux dans la capitale libanaise : des balcons se faisant face ; un endroit à Paris dans l’appartement d’un exilé universitaire. Entre eux, en guise de lien permanent, le son des radios et télés annonçant les informations liées à l’actualité. Les personnages portent chacun un regard personnel sur la conjoncture. La veuve cherche à vivre malgré tout. Son adolescent de firère est en passe d’intégrer une milice armée. L’athlète à la carrière sapée par les affrontements rêve de reprendre la compétition et d’un visa pour s’expatrier. Une émigrée sri lankaise s’efforce de saisir la situation et de s’intégrer. Le prof d’université réfugié multiplie les conférences expliquant les réalités de son pays. Sa jeune sœur arrivée enfant en France aspire à connaître sa famille d’origine. Sa fiancée psychologue a du mal à comprendre les événements et les gens qui les ressentent.

Une polyphonie de conceptions

C’est un échantillon de points de vue que le spectateur reçoit en un incessant va-et-vient entre les protagonistes, les endroits, les périodes. Il est mis devant une diversité de perceptions plus riches, plus nuancées que la succession des faits rapportés par la presse écrite ou radiotélévisuelle. Là se trouve l’intérêt et la richesse du propos des auteurs. Le recoupement des convictions et des aspirations suscite débat. Le jeu des acteurs (parfois gâché par manque de rigueur dans l’articulation), le rythme du spectacle (sans temps mort), le passage incessant d’un rôle à un autre (jusqu’à un peu de confusion) donnent vie à un projet qui dépasse le simple théâtre engagé. Et qui se clôt de manière très pédagogique par une remontée historique dans le temps jusqu’aux origines reculées du conflit.

Michel VOITURIER

À la Manufacture, 2 rue des Écoles (avec transfert en navette jusqu’à la Patinoire) jusqu’au 27 jullet (relâche le 21) (0490N 85 12 71)

Beyrouth Adrénaline
Texte : Hala Ghosn, Jalie Barcilon (éd. Hayez-Lansman)
Mise en scène : Hala Gohsn
Distribution : Lina Bosch, Cékine Garnavaukt, Caroline Michel, Nathalie Davoine, Nicolas Petisoff, Jean-François SIrérol
Lumières : Marc Martinez
Son : Frédéric Picart

Production : La Poursuite – Makizart

Photo © ………………………………………



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Published by Michel VOITURIER - dans Festival Off 2008
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