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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 19:40

OH FANNY !

Bonheur d’être sur scène, bonheur de faire rire, bonheur d’offrir du bonheur… Pendant plus d’une bonne heure, elle met les petits plats dans les grands et mitonne un spectacle succulent. C’est drôle, inventif et d’une infinie tendresse. Un vrai tempérament à découvrir d’urgence.

Un peu comme Nougaro avec sa ville natale, on a envie de lui crier « Oh Fanny ». Ou bien comme César à la chère de sa chair, son cher Marius…
Pourquoi fichtre de telles comparaisons ? Elle n’a pas vraiment l’accent des héros de Pagnol (même si elle a vu le jour dans les mêmes contrées). Elle ne ponctue ses phrases d’aucun « con » ou « peuchère ». Pas le verbe donc. Mais la verve, oui.
Déboule sur la scène une espèce de virago aussi féminine que les anciennes championnes de natation est-allemandes, technicienne sur les tournées d’artistes tous plus connus les uns que les autres. Manches retroussées, lampe torche vissée sur le front et clé de 12 à la main, elle annonce qu’elle vient s’occuper de la star que tout le monde attend. La fameuse Mermet… Et la voilà nous racontant son métier. Un vrai boulot de mec où « il faut pousser, pas penser »…



Les 10 Commandements, Bruce Lee, Muriel Robin…

Ce faux préambule est tout simplement à hurler de rire. Dans la peau de cette « roadise » (ces intermittents du spectacle qui montent et démontent les scènes, chapiteaux, déroulent du câble et arriment les projos), la comédienne excelle avec un jeu qui n’est pas sans nous rappeler Muriel Robin. La comparaison ne nous quitte pas de tout le spectacle, cette concentration de jeu qui se fait pourtant oublier de la jeune comédienne pouvant largement se hisser au niveau de l’illustre aînée.
L’écriture, quant à elle, réserve de très bons moments tant dans l’efficacité et le rythme que l’originalité du propos. Entre une histoire de météorite sur le Champs de Mars, les 10 commandements du mariage ou encore le rêve avec Bruce Lee, le spectateur a tout le loisir de voir défiler des situations loufoques à souhait que rehausse une écriture souvent assez fine, à laquelle a participé Jean-Jacques Devaux, ancien trublion de l’émission « La Classe ». Mais ce qui se démarque aussi dans ce spectacle, c’est la sympathie qui se dégage de tous ces personnages qui se rient d’abord d’eux-mêmes. Ainsi une visite à la meilleure amie dans le coma dans le sketch probablement le plus réussi (mais aussi le plus casse-gueule) devient-elle un numéro d’humour noir des plus drôles mais adouci d’une tendresse infinie, pour ne pas dire d’un humanisme camusien.



Sans dévoiler tous les dessous de ce spectacle qui récolte des rires à foison et mérités, disons tout simplement qu’il offre l’occasion d’un excellent moment en compagnie d’une fille très très scène. Excellent pour la santé, donc…

Franck BORTELLE (Paris)

Même les sirènes ont mal aux pieds !
De et avec Fanny Mermet avec la collaboration de Jean-Jacques Devaux
Mise en scène : Philippe Chauveau
Durée : 1h environ
Théâtre des Blancs-Manteaux, 15 rue des Blancs-Manteaux, 75004 Paris
Métro : Hôtel de Ville
Réservations au 01 48 87 15 84
Les mardis et mercredis à 20 heures
www.myspace.com/fannymermet

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2007-08
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