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Festival d'Avignon

20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 12:22
QUELLE VISION DU MONDE ?

Après « Inferno » ou «L’Enfer», premier volet du triptyque de La Divine Comédie de Dante Alighieri (1265-1321), Romeo Castellucci poursuit son envol avec « Purgatorio » ou « Purgatoire » qui se joue à Châteaublanc, au parc des expositions d’Avignon. Sur ce chapitre de la douleur, l’Italien a encore surpris son public. Et la presse française et francophone qui suit la programmation du metteur en scène iconoclaste accueille son travail avec respect et admiration. Mais au fait : comment Castellucci voit-il le monde ?

 « Le Purgatoire possède la même faculté d’ébranlement que L’Enfer. » C’est une constante de la critique. Une idée claire comme de l’eau de roche pour  Jean-Pierre Léonardini dans L’Humanité (édition du 11.07). Et Fabienne Pascaud dans Télérama (édition du 15.07) surenchérit : « l’horreur toujours recommencée, l’horreur acceptée, l’horreur pardonnée. »  Et elle poursuit : « le génie de Castellucci, tout au long de cette admirable Divine Comédie, revue par lui… aura été de nous faire expérimenter, voir, entendre, et presque toucher, la tragédie d’être né. » Puis elle ajoute : « Et forcément condamné à mort. » Avons-nous tant de choses à apprendre de Roméo Castellucci ?

« Castellucci nous aura appris… l’humanité dans toute sa faiblesse et sa splendide résistance. Au malheur. » conclut Fabienne Pascaud. A bien y regarder, c’est un peu comme si Roméo Castellucci savait mieux que personne parler de l’effondrement, de ce qu’on ne peut connaître ou qu’on n’a pas connu. A moins qu’il sache mieux que quiconque, comme le suggère le titre du quotidien L’Humanité, cacher Dante sous les traits d’autrui et le faire revivre dans un décor. C’en est presque agaçant.

Ce deuxième volet de La Divine Comédie a été perçu comme un choc. Un choc doté d’une incroyable « force mélancolique… de l’ordre de l’insoutenable » commente à son tour René Solis dans Libération (11.07). « Au ballet des âmes tristes succède un huit clos pétrifiant », et le critique décrit ce douloureux ballet des âmes toujours condamnées à revivre leurs passé, leurs fautes et leurs craintes. Il analyse que si « dans Inferno, Castellucci transférait sur lui-même la peur du public, en se livrant au chien (...) dans « Purgatorio, le public doit prendre en charge la peur de l’enfant, qu’on ne peut pas laisser seul. »

Renversement de situations, contrechamp, sont utilisés pour saisir l’angoisse du temps retrouvé, évoquer la question de la transmission et de sa répétition. Et c’est en ce sens également que chemine la pensée de Marie Baudet dans La Libre Belgique (11.07). Plus que d’un spectacle, elle parlera même d’une expérience. C’est dire si l’homme s’adresse à son public lorsqu’il investit une œuvre. Qu’il absorbe. Et Marie Baudet de conclure : « Tout entier dans l’angoisse ». C’est là que semble-t-il Roméo Castellucci a fait sombrer l’humain dans sa libre interprétation du deuxième volet de La Divine Comédie.

           Christelle ZAMORA

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Published by Christelle ZAMORA - dans Festival In 2008
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commentaires

Novalis 22/07/2008 11:36

Du véritable Castelluci : pas du théatre.
Installation technique de haut vol, mais presque rien derrière.
Je ne peux pas même dire que je n'ai pas aimé : je suis entré puis je suis sorti. Entre les 2 j'ai perdu mon temps.
 
nb : sans parler du fait délirant qu'il faille outre le spectacle (déjà pas donné) payer les navettes pour se rendre sur les lieux.... Le OFF à la décence de les offrir.

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