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Festival d'Avignon

22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 01:43
QUAND LA SCIENCE SE FAIT DANSE

Entre chorégraphie et performance, la nouvelle création de la Compagnie Ten Pen Chii art labor interroge les effets du clonage. Quels impacts auront-ils sur les hommes, sur leur perception de la vie, sur leur identité ? Jusqu’où aller ? La première se déroulait au Dock 11 le 10 juillet.

« Peut-être vous faudra-t-il bouger au cours du spectacle », prévient l’ouvreuse. Au centre de la petite salle du Dock 11, scène alternative de théâtre et de danse, un ring. Posé sur un grand socle, ce carré parfait entouré de fils en plastique, est éclairé par une lumière très blanche. Le sol est un tapis de mousse vert recouvert de cinq centimètres d’eau. Autour pas de chaises, les spectateurs sont libres.



Le silence se fait. Montent d’abord sur le ring deux femmes en blouse blanche, qui vérifient le matériel et prennent des notes. Puis entrent trois autres femmes en short et gants de boxes. Les laborantines commencent leurs expériences sur leurs trois créatures. Celles-ci apprennent à découvrir leur corps, à marcher, à se mouvoir.
Peu à peu, les clones prennent leur autonomie puis leur indépendance. Les scientifiques perdent la maîtrise de leur invention. Commence alors un combat violent entre la science et ses découvertes, et toutes les interrogations éthiques qu’elle soulève. Qui sommes-nous ? Quelles sont nos origines ? Notre identité ? Notre personnalité ? Toutes ces questions s’entrechoquent à mesure que les clones se meuvent de manière de plus en violente et saccadée, tout en agissant par mimétisme.

Jusqu’ à la folie

La laborantine elle-même perd la tête et son identité. Dans une danse de buste impressionnante, au cours de laquelle son visage disparaît sous sa blouse, Yumiko Yoshioka se transforme en pantin désarticulé.
Les pieds dans l’eau depuis le début, boxeuses et scientifiques éclaboussent de plus en plus autour d’elles. L’avertissement de l’ouvreuse prend alors tout son sens, et les spectateurs s’éloignent de la scène au fur et à mesure. A la fin de la pièce, ils sont adossés aux murs, où défilent sans interruption des images de champs (d’OGM ?), ainsi que la liste des découvertes qui ont fait date dans l’histoire du clonage. 
Malgré de trop nombreux accessoires qui indiquent au spectateur comment penser, et trop peu de moments de danse, cette performance interpelle le spectateur sur des questions éthiques fondamentales. Elle a été conçue par „Ten Pen Chii Art labor », cellule de recherche qui  mêle danse, espace et arts visuels depuis 1995, date de sa fondation  par Yumiko Yoshioka, également chorégraphe de cette pièce et danseuse de buto.

Marie MASI (
Berlin)
« WA-KU DE´JA-VU »
Création et mise en scène : Joaxhim Manger
Chorégraphie : Yumiko Yoshioka
Interprètes : Anita Konarska, Camilla Giani, Chris Dugrenier, Joelle Gruenberg, Yuko Kominami et Yumiko Yoshioka.
Dock 11, Kastanienallee 79, Berlin (www.dock11-berlin.de)
Prochaines représentations : 11, 12 et 13 juillet 2008.

(Pas de crédit photo)


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Published by Marie MASI - dans En Europe 2007-08
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