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Festival d'Avignon

22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 16:38
PASSEUR D’ESPOIR

Sans se poser en donneur de leçon, mais en levant le voile sur les difficultés d’être des jeunes et la déréliction de certains profs, le théâtre de la Passerelle offre une vision éclairée, et éclairante, de L’Enseigneur.

Ecrit pour un homme, « L’Enseigneur » met en scène un prof usé par trop d’enthousiasme déçu. Par cette ambition, chevillée à l’âme, que l’on peut conduire ses élèves au-delà des frontières de leur quotidien, grâce à la littérature, à l’émancipation de la pensée et l’éveil de l’esprit critique. Mais qui s’est trop souvent heurtée à l’incompréhension des collègues, la réticence des proviseurs et la passivité apparente des élèves. Et ce prof, brisé par des contraintes sociétales qui pèsent sans doute plus sur ses élèves que sur lui-même, va se révolter. De la manière la plus spectaculaire qui soit.


Ecrit pour un homme, donc, cette pièce est ici exceptionnellement jouée, et avec quel brio, par une femme, Flavie Avargues. Une jeune femme qui nous fait oublier son âge derrière son jeu, ses sourires, ses souvenirs, ses mimiques, ses espoirs racontés, ses douleurs tues. Une version où tout semble en équilibre précaire, oscillant entre lassitude et espoir.

Donnons de la matière aux jeunes pour qu’ils construisent nos lendemains

Lassitude d’une société par trop résignée où l’on offre trop peu d’utopie à nos enfants. Espoir cependant d’un monde que l’on peut construire meilleur, si tant est que l’on s’en donne la peine. Et c’est bien d’espoir qu’il s’agit, dans cette création. Même s’il se cache derrière le drame, les larmes, la violence, les chewing-gums mâchés en classe et les épaules avachies. Même s’il se terre dans les ombres du plateau, dans les méandres d’une mise en scène qui met l’accent sur les enfermements sociaux que nous subissons tous. Oui, c’est bien d’espoir qu’il s’agit. Celui de lendemains plus sereins. Si seulement nous arrivons à donner à nos enfants l’incomparable goût de la vie. Celui des rêves. Et de l’amour.

Karine PROST

« L’Enseigneur » de J.P. Dopagne, au Théâtre du Balcon, à 16H

Interprétation: Flavie Avargues
Mise en scène: Michel Bruzat
Lumières : Franck Roncière
Costumes: Dolorès Alvez-Bruzat

Photo © Ser@e

Réaction du public:

« On retrouve une réalité avec quelques personnages caricaturaux, mais ça nous touche parce qu’on est jeunes. Je suis la première à blâmer ma prof de français, alors que je sais qu’elle est brillante ! »
Manon, future terminale L

« Les élèves aussi sont bien décrits… et la comédienne est brillante, excellente ! »
Etienne, élève en 3ème

«  Je pense que c’est exceptionnel, tant au niveau du texte que du jeu ! » Raymonde, enseignante
« Avec ses merveilleuses comédiennes, c’est toujours la même impression, Michel Bruzat n’est pas un metteur en scène, c’est Pygmalion!» Yoland Simon, journaliste

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Published by Karine PROST - dans Festival Off 2008
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commentaires

Aubin Teo 22/07/2008 20:55

petit coucou de passage

Chronique Fraîche