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Festival d'Avignon

24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 11:42
"DAS SYSTEM" TAPE SUR LE SYSTÈME

Inutile de le cacher plus longtemps. La critique française n’a pas été emballée par la création de Stanislas Nordey, d’après « Das System » de Falk Richter.  Quant à la critique francophone, elle n’a pour l’heure pas parlé de ladite création dans ses colonnes. Oubli fortuit, multitude des festivals ou mauvais échos de la pièce, laquelle de ces raisons explique-t-elle ce silence alors que "Das System" s’est jouée pour la dernière fois il y a maintenant trois jours et cela huit jours durant ?

La critique française nous donnera peut-être la réponse à ce questionnement. Au départ le travail de l’auteur et du metteur en scène était censé dévoiler des contrevérités économiques, politiques qui nous conduisent à un aveuglement dans la vie de tous les jours. Un théâtre engagé. Un questionnement sur la politique. Mais avec la vision de l’auteur, la tâche du metteur en scène n’a pas été facile. Difficile de penser que ceci explique cela.

C’est-ce que s’attache à reconnaître Didier Méreuze dans un article publié à La Croix ( édition du 17.07) : « il ne s’agit pas d’une pièce unique, mais d’un ensemble de textes composés entre 2002 et 2003 (…) où monologues, dialogues, journal, blog se bousculent ». Voilà qui explique les différentes fractions du spectacle.

Dans le quotidien Libération (édition du 15.07), René Solis parle de « casse-pipe » et de « purge. » C’est qu’il dissèque la pièce et la divise en deux parties car tout se joue en trois parties durant cinq heures. « Das System » donne ainsi l’impression d’un grand chantier, un peu « mouvant ».
 
Stanislas Nordey aurait été aux prises avec la durée de ce spectacle jusqu’au dernier moment relève plusieurs articles. C’est que le pièce « n’est pas de tout repos » souligne René Solis. Quant à la teneur de ce qui est déclamé sur scène, « il s’agit là d’une série de proclamations qui atteignent vite le degré zéro de la crétinerie radicale » ajoute-t-il. Mais les choses iront en s’arrangeant lorsque « l’écriture trouve le ton de la farce » ajoute René Solis avant de conclure : « puis la troisième partie est la plus forte. »

Brigitte Salino, dans le quotidien Le Monde (édition du 15.07), désigne Falk Richter, comme l’enfant insolent et caustique du théâtre allemand. Pour elle, la première partie de la pièce est passée à côté de son but, une certaine lassitude et le départ de certains spectateurs l’attestent. Pour comprendre « Das Sytem », il faut en connaître l’auteur. Mais elle dénonce « la mise en scène confuse de Stanilas Nordey qui brouille les pistes. »

Dans Télérama (édition électronique du 20.07), Fabienne Pascaud s’interroge : « est-ce cela le théâtre politique ? » Sans y aller par quatre chemins, elle juge que Nordey « emmerde » son public ! « Il y avait un moyen d’incarner autrement » raconte-t-elle avant de constater déçue : « quelle démission du metteur en scène, quelle paresse que ce « system » ».  Elle n’a pas jugé bonne la suite de la pièce, qui selon elle a perdu toute vérité.  Il faut reconnaître comme le souligne Didier Mereuze dans La Croix que « le résultat laisse perplexe, donnant parfois une impression d’inabouti .» Voici quelques éléments de réponse qui décrivent un auteur compliqué et une mise en scène qui n’est pas à maturité. Cherchez l’erreur !

Christelle ZAMORA

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Published by Christelle ZAMORA - dans Festival In 2008
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