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Festival d'Avignon

26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 11:47
DES PLUMES SOUS LES BOMBES

Une chute qui ne semble pas avoir de fin. Celle d’un homme nu, visiblement blessé. Autour de lui, des plumes l’accompagnent dans le sens de la descente. Le visuel intrigue, laisse espérer un spectacle onirique, poétique, de la danse peut-être… La photo est accompagnée d’une citation de Charlie Chaplin : « Du chaos naît une étoile »…

Le chaos, c’est le monde en guerre dans lequel nous plonge la Compagnie Dawa ; l’étoile, c’est la vie qui continue, malgré tout, par le combat ou par les rêves…


Un coup de feu remplace les trois coups traditionnels. Son écho compose la musique macabre sur laquelle vont s’animer les artistes, tour à tour danseurs et comédiens, autour de celui qui est à terre.  « Sois le bienvenu : après tout, c’est ta mort ». Telle est la dure réalité d’un monde en guerre. Mais le réel, c’est aussi le sourire de cet enfant, Marvin, né le jour où la guerre a éclaté, qui n’a donc connu que ça, et qui joue avec une marionnette faite d’un vieux chiffon.  C’est la passion de cette artiste qui, tous les soirs, se prépare pour son tour de chant dans un cabaret qu’elle sait pourtant fermé : une façon comme une autre d’échapper à la terreur ambiante…


Apparemment pas est une fable très bien écrite, un conte pour adultes qui tient ses promesses en terme d’onirisme et de poésie, et se démarque par un savant mélange de théâtre, danse et marionnette, sans que la qualité d’aucune des trois disciplines ne soit négligée. On regrettera seulement (mais peut-on le leur reprocher ?) que la jeune compagnie y ait mis tant de son art, qu’à la fin le spectateur se perd entre deux tableaux, troublé par le poids des décors et la multitude de personnages, qui vont et viennent, s’exprimant tantôt en français, tantôt en anglais, en allemand ou en polonais. Une tour de Babel à la beauté graphique et à la perception essentiellement sensorielle.

Aurélia HILLAIRE

Réactions du public :

« Au départ, je ne suis pas très bon public pour ce style de spectacles : j’aime quand il y a une histoire… Mais justement, j’ai trouvé qu’il y avait des tableaux qui marchaient très bien et m’ont vraiment touché: le vieux cabaret par exemple… D’autres n’ont pas réussi à m’emmener dans le monde où j’aime aller. Leur univers n’est pas le mien, mais il marche bien, c’est très poétique ».
Matthieu, 25 ans, comédien, membre du comité de rédaction des Cahiers de la Comédie Française et universitaire.

« C’est l’affiche qui m’a attiré, mais je ne m’attendais pas à ça. De très bonnes choses, presque trop. J’ai juste envie de dire que trop d’images tuent l’image. Trop de choses nous distraient de l’essentiel. Par contre, sur le fond, le texte est fabuleux… Mais ce travail est encore jeune, il a le temps d’être retravaillé. »
Maelis, 45 ans, costumière, plasticienne et scénographe

Apparemment pas, tous les jours du 10 au 2 juillet au Théâtre des Lucioles à 17h25
Compagnie Dawa
Ecriture et mise en scène : Carole Rivière
Interprétation : Yohann Chupin, Jade Collinet, Sophie Courtois, Catherine Gotrand, Apolline Kabelaan et Carole Rivière
Marionnette : Yohann Chupin
Son : Nikolas Javelle
Lumières : Max Haas
Régie plateau : Lorenzo Jauneau
Décor : Romain Agier
Costumes : Saison Nue pour un Hiver
Conception affiche : Jonathan Collinet

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Published by Aurélia HILLAIRE - dans Festival Off 2008
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