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Festival d'Avignon

28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 11:17
FOLIE LATINA

La Pyramide! n'est pas  vraiment un huis-clos, ce n'est pas non plus vraiment une comédie, ni une tragédie. Mais La Pyramide! c'est drôle, bien joué et ça a la fraicheur de la jeunesse. La légèreté et la créativité enfantine de la compagnie Nam Tok transfigurent les textes surréalistes de Copi.

La Pyramide est un exemple de l'écriture décalée et surréaliste de l'auteur argentin Raul Damonte Botana, dit Copi. Choisissant le parti pris de développer une lecture en double sens, à l'image d'une fable ou d'une parabole, l'histoire peut sembler, au premier abord, farfelue.
Dans un pays onirique, coupé du monde extérieur, une reine inca et sa fille, affamées et rejetées par le peuple, vivent en compagnie d'un jésuite dans leur pyramide. La monotonie et la tristesse de leur existence sera brisée par l'arrivée d'un rat argentin, débarquant en « Cadillac » dans leur communauté en vase clos. Il sera l'objet de convoitises, d'alliances et mésalliances pour conquérir son amour, sa chair et sa vie.

Un débat identitaire

L'histoire, dans ses grandes lignes, s'arrête ici. Mais, le plus intéressant chez Copi, ce sont les images. A travers cette histoire loufoque se dessine la complexité de l'identité des peuples sud-américains : enfants des colons européens et des anciennes civilisations autochtones, ils sont déchirés entre la modernité chrétienne occidentale, représentée par le riche rat argentin, et leurs racines païennes incas, aztèques ou mayas. Comment tant d'antagonismes peuvent-ils coexister à l'intérieur d'une seule et même population? Pour l'auteur, ces valeurs ne peuvent, à l'instar des personnages sur scène, cohabiter sans tenter de s'entredévorer.

Copi, ce sont des amours cannibales, des rencontres absurdes, des morts inutiles, des rires et des pleurs. C'est frais, mais dérangeant; dur, mais drôle. La compagnie, pour traiter ces différents thèmes, a choisi le parti pris judicieux de la légèreté. Ça court, ça crie, ça gronde, ça rit, ça joue et ça mime, ça se dispute le rat comme on se disputerait une poupée. C'est vivant, et comme le dit la reine: « la vie ça se mange, comme le reste d'ailleurs ». La compagnie Nam Tok la dévore à pleines dents et donne envie au public de la croquer.

Sébastien COTTE

Réactions du public:

« C'est complètement fou! Les comédiens sont vraiment doués. Je ne connaissais pas cet auteur, mais cette pièce m'a donné envie de m'y intéresser. Bravo. »
Dorian, 21 ans, étudiant

La Pyramide de Copi  au Théâtre de la Poulie à 16 heures
Réservation: 06 32 06 05 64

Mise en scène: Marc Nicolas
Avec: Mohid Abid, Emilie-Julie Gilbert, Slimane Majdi, Laurent Muzy

Photo © DR

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Published by Sébastien COTTE - dans Festival Off 2008
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