Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 00:26
SCENES DE LA VIE CONJUGALE…

Vous prenez la femme, le mari, la maîtresse, vous mélangez le tout et vous obtenez un vaudeville moderne et drolatique.

Surprise ! Le mari ramène, d’une nuit de folie au club du Copacabana, une sulfureuse créature. Il pense rentrer en douce et s’éclipser en catimini dans la chambre conjugale mais sa femme est là, vissée devant la télé. Loin de créer une scène de ménage classique, la discussion est centrée autour d’un quatrième personnage, pour le moins bavard : la télévision. Un trio qui finit par se dessiner en rectangle, en incluant l’écran qui reste rarement noir et qui cristallise l’absence totale de communication au sein du couple. Une cohabitation forcée entre époux faite de petits pics balancés et de grandes déceptions sur la sacro sainte institution du mariage. La maîtresse n’a plus qu’à tendre une épaule réconfortante au mari et une oreille attentive à la femme pour tenter de recoller les morceaux.



Ecran noir sur nuits blanches…

On a terriblement envie d’être invité à cette projection privée ! La télévision devient le personnage central, clin d’œil à Firmine Richard qui passe du cinéma à la scène. Armée de sa télécommande, elle mène le spectateur par le bout du nez. Difficile de résister à son jeu spontané qui transforme un bon mot en éclat de rire général. Le duo avec Philippe Calodat en mari amnésique est savoureux et l’intervention de la délicieuse Nathaly Coualy insuffle un peu de douceur à la pièce. La télé s’impose en maître et intervient à chaque réplique par les « zappage » répété de la femme, plantée sur son canapé. Les pubs, série guimauve, JT, reportages… sont égrenés en petites coupures qui ne manquent jamais leur cible. La télé se fait la porte-parole de la femme à son mari et lui donne des répliques à double sens irrésistibles. Seul bémol à cette comédie réussie : le rythme en dent de scie. Le premier quart d’heure part sur les chapeaux de roue pour laisser la place à une suite un peu plus inégale qui retrouve son énergie à la fin… de la projection.

Ange LISE

Photo © Regis Durand de Girard

Projection privée de Rémi de Vos
A la Chapelle du verbe incarné Jusqu’au 26 juillet
Mise en scène de Greg Germain
Avec Firmine Richard, Philippe Calodat et Nathaly Coualy

Partager cet article

Repost 0
Published by Ange LISE - dans Festival Off 2008
commenter cet article

commentaires

Chronique Fraîche