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Festival d'Avignon

4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 01:37
MOLIERE A CENT A L’HEURE

Drôle, divertissante et ingénieuse adaptation d’un texte de Molière. Les comédiens sont, sans exception, excellents, mais la folie qui règne dans cette pièce étourdit parfois un peu trop.

Monsieur de Pourceaugnac est riche, cultivé mais naïf, bien mis mais, horreur, il vient de Limoges. Quand ce noble provincial vient à Paris épouser cette Julie qu’on lui a promis, Eraste, l’amant, aidé de Sbrigani et Nérine, deux domestiques fourbes, décide de plumer le pigeon et de le renvoyer à son beau pays sans argent ni épouse… ni honneur.

Cette pièce de Molière est une comédie, certes, mais d’une telle férocité qu’on ne sait jamais s’il faut en rire ou en pleurer. Les deux sans doute car le texte nous indique que les uns sont bêtes et les autres méchants et qu’aucun ne mérite l’absolution ni la condamnation, du moins sans circonstances atténuantes.

Cette variation tragi-comique sur le thème du provincial qui « monte » à Paris est ici créée sur un mode résolument moderne par la metteur en scène, Isabelle Starkier. Le personnage de Monsieur de Pourceaugnac est interprété par un comédien noir, Christian Julien, très appliqué. Ainsi la crainte du provincial se teinte-t-elle de racisme aggravé. Il y a aussi ces costumes, qui reprennent les modes contemporaines, ces gestuelles un peu fourre-tout, qui mêlent la farce au burlesque et le burlesque au trivial, cette hyperactivité continue et ces bruitages discordants.

Isabelle Stark réussit en partie son pari de faire du neuf avec du vieux, lors de morceaux de bravoure comme le monologue du médecin déjanté ou dans sa création d’une galerie de personnages toujours plus fous. Elle est aidée en cela par le dynamisme des comédiens, Stéphane Miquel en tête, qui passent d’un personnage grotesque à un autre aussi naturellement que les caméléons changent d’apparence.
Mais cette folie qui assaille le spectateur est aussi la limite de la pièce. Molière n’est-il pas assez mordant pour qu’il ne soit pas nécessaire de mordre toujours plus fort ?

Morgan LE MOULLAC

Monsieur de Pourceaugnac  De Molière
Jusqu’au 2 août à l’espace Alya à 16h15
Mise en scène d’Isabelle Stark
Musique d’Amnon Benham
Costumes et masques d’Anne Bothuon
Décors de Jean-Pierre Benzekri
Lumière de Tanguy Gauchet
Avec : Christian Julien, Jean-Marie Lecoq, Eva Castro, Stéphane Miquel et Sarah Flandre

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Published by Morgan LE MOULLAC - dans Festival Off 2008
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