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Festival d'Avignon

10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 12:10
L’HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES

En une petite heure, seul sur scène, un homme nous dresse la liste des femmes qui ont fait battre son cœur. Sans tabou ni fausse pudeur, il s’attache à donner les caractéristiques de chacune d’entre elles, et nous amène à les reconnaître.

Il y a celles qui se refusent et celles qui allument, il y a les amours d’adolescent et les frasques de l’homme mûr. Celle qui, légère, fait juste un « coucou » de temps en temps et celle qui aime parler de la mort. Marc-Michel Georges n’incarne pas cependant un Don Juan moderne : il ne fait pas étalage du nombre de ses conquêtes, on est plus dans le qualitatif que dans le quantitatif. Ainsi, chacune de ces femmes, introduite par « celle qui… » nous apparaît par le jeu de quelques coups de pinceaux bien placés. Plutôt qu’un tableau de chasse, il s’agit avant tout d’une galerie de portraits.

Au milieu de la scène, un canapé blanc, rehaussé de coussins rouges, apporte un peu de matérialité au discours. Canapé dans lequel se lover, s’allonger. A contourner, à frôler… Canapé au féminin.  Sans chronologie aucune, la mémoire fait ressurgir toutes les femmes qui habitent cet homme sensible et un brin nostalgique : les portraits sont tendres, souvent drôles, parfois émouvants. Le langage est direct, sans pour autant renoncer à la poésie, et Marc-Michel Georges appelle un chat un chat. Pour autant le sexe, ici, n’est jamais graveleux. Pas d’exhibitionnisme non plus.

Peu de détails physiques

La performance est réelle : comment ne pas lasser l’auditoire avec cet inventaire, cette liste rouge – amour, comme autant de couplets sans refrain… ? D’autant plus que le personnage ne décrit jamais les femmes à partir de leur physique, à part quelques détails, un sourire de Boudha, ou une lèvre inférieure sensuellement mordue par gourmandise. Ce sont les traits de caractère et les comportements qui nous donnent l’impression de les connaître, ces jeunes filles, parisiennes, du Sud ou d’ailleurs. Et les rires qui fusent dans la salle montrent bien que la botte touche presque à chaque fois.

Le spectacle s’insère dans une programmation qui en comprend deux autres, pour la septième édition de « En compagnie(s) d’été », au Théâtre 14 : «  A genoux », qui est l’histoire d’une pièce et de deux femmes qui se déchirent et « Manouche pas touche » qui relate comment un homme cherche à se faire accepter par la communauté Tzigane de sa fiancée. Entre chaque pièce, la Compagnie GRRR et le trio vocal Les Trois Cigales improvisent ici et là des chansons et autres surprises.

En compagnie(s) d’été est une initiative de Susana Lastreto et de la Compagnie GRRR. L’idée est de garder les portes ouvertes des théâtres parisiens fermés l’été en les confiant aux artistes sans lieu permanent. On en redemande et l’on souhaite que le public se bouscule un peu plus nombreux du côté de la Porte de Vanves.

Alexandra FRESSE (Paris)

Sur liste rouge
De et avec Marc-Michel Georges
Mise en scène : Eric Lathière
Son et musique : Jeff Tifiou

Du 18 août au 23 août à 21h45
Du 25 août au 30 août à 19h

Théâtre 14 Jean-Marie Serreau, 20 avenue Marc Sangnier, 75014 Paris
Réservations : 01 42 05 72 67

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Published by Alexandra FRESSE - dans À Paris 2008-09
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