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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 00:53
DEUX HOMMES ? OH !

Les inévitables prises de bec d’un couple comme un autre. Sauf que, contrairement à bien des couples, celui-là nous amuse follement et qu’on en redemande ! Quand homosexualité rime avec hilarité…

Y’a le petit, genre beau gosse nombriliste, le genre à hanter les clubs de gym, à user les miroirs à force de se mater dedans. Parangon de superficialité. Inévitablement béotien. Culture en dessous des pâquerettes. Diva du Marais par excellence.

Y’a le plus grand, professeur d’histoire. Forcément plus porté sur la culture : expos, musées, théâtre. Mais vite dépassé dès qu’il s’agit de faire fonctionner une télécommande ou d’enfoncer un clou.



Les opposés s’attirant, ces deux énergumènes s’aiment et vivent ensemble. Et bien sûr, la vie conjugale sans nuage, c’est comme une boîte du Marais qui diffuse pas au moins une fois Madonna et Mylène Farmer par soirée : ça n’existe pas. Tout est bon pour se chamailler, jusqu’à la rupture (excellemment évoquée ici grâce à une vraie rupture de ton fort bien trouvée). Et de la rupture aux retrouvailles qui font repartir le train-train de plus belle. Prises de becs, volage dans les plumes et réconciliations sur l’oreiller…

En rire avant tout


On pourrait gamberger interminablement sur la tonalité sociologique de ce spectacle où sont finement observés les multiples aléas de la vie à deux, chaque saynète illustrant une situation que l’on a tous vécue et nous renvoyant donc en pleine face  notre propre existence. Mais foin d’analyse alambiquée car le principal dessein de ces deux zigues est avant tout de faire souffler des tornades de rire. Avec leur numéro archi rodé et juste ce qu’il faut d’exagérations, le pari est gagné haut la main et même si on appréciera le discret hommage à la chanson qui inspire le titre du spectacle, on sera surtout gré aux auteurs de ne pas l’avoir utilisée comme prétexte. La vraie qualité est avant tout dans le rythme des répliques qui tombent à point nommé et l’écriture, vive et alerte. Les comédiens, très à l’aise dans leur numéro, prennent un plaisir intense à ces facéties.

Récompensé au dernier festival du théâtre gay de Paris, ce spectacle résolument estampillé « homo » mérite pourtant largement de franchir le ghetto LGBT parisien. Son caractère finalement plus réaliste que caricatural devrait en effet fédérer tous les publics.

Franck BORTELLE (Paris)

Comme ils disent
De et avec Christophe DAUPHIN et Pascal ROCHER
Mise en scène Christophe CANARD
Collaboration artistique Sandra COLOMBO
Lumières Denis SCHLEPP
Comédie Bastille, 5 rue Nicolas Appert - 75011 Paris (Métro Richard Lenoir, ligne 5
(sortie rue du chemin vert)
Du mardi au samedi à 19h30
www.comedie-bastille.com

Photo DR


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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2008-09
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