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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 23:24
EN VERITE, UNE BONNE SOIREE !

Mentir, on le sait, est un vilain défaut. Mais si, après tout, il ne s’agissait ici, que d’une thérapie provisoire ? Pour séduire une jeune femme qui ne jure que par les hommes mariés, Serge, fraîchement divorcé, décide ainsi de lui mentir en toute impunité !

L’intrigue initiale est un peu convenue, certes (ce n’est pas la première fois que deux amis se retrouvent plongés dans les affres et les délices du mensonge, entraînant avec eux peu à peu tout leur entourage). Mais après tout, ce qui va nous séduire ici, c’est la suite ! A savoir comment le personnage de Serge, « coaché » par son meilleur ami (José Paul, épatant !) qui est le premier à ne pas mettre en pratique ses propres conseils, va s’en sortir face à cette cascade de mensonges forcément inévitables.


Comédie et mensonge ici vont former le couple idéal et faire peu à peu tomber de nombreux masques : comme celui du couple « Ricoré », agaçant au possible, ou celui de la jeune femme désabusée (issue de la tradition des « précieuses » de Molière) qui feint un profond désintérêt pour les célibataires et s’embourbe dans ses théories de séductrice mal assurée.

Une troupe joyeuse et pétillante

Dans ce genre de pièce, il vaudrait mieux ne jamais écouter les « bons » conseils des copains (toujours assez foireux), mais il faut dire que grâce à eux, les rebondissements ne manquent pas ainsi que les moments de bons fous rires !

Emmenée par une troupe jeune et joyeuse, cette pièce dans sa mise en scène et dans le traitement de son sujet ressemble assez aux comédies romantiques anglo-saxonnes : les décors acidulés s’agencent savamment pour encadrer les personnages dans plusieurs espaces assez « bobos ».

Et plutôt que de sombrer dans un banal Bridget Jones au masculin, on a affaire ici à une sorte de cabotinage (qui n’empêche pas quelques moments plus sentimentaux) sur le thème de l’homme marié, proie idéale de nos chères célibattantes contemporaines. Ainsi ici, le point de vue de l’homme et de la femme sur la question, ne manque jamais d’être dévoilé, ce qui occasionne des rires féminins et masculins dans la salle, par intermittence…

Dandy cabotin et arriviste jusqu’au bout des ongles, José Paul (qui co-signe également la mise en scène) donne la réplique à Eric Savin, excellent héros, englué dans son mensonge. Parmi les actrices, on apprécie particulièrement le jeu piquant de Lysiane Meis, dans le rôle de la « bonne copine »…

Légèreté du sujet et du ton, humour et autodérision, regard aiguisé sur le couple des années 2000, et fous rires communicatifs,  tels sont les ingrédients savamment distillés de Sans mentir, promesse (non démentie) d’un bon moment de théâtre.

Laetitia HEURTEAU (Paris)

SANS MENTIR
De Xavier DAUGREILH
Mise en scène : José PAUL et Stéphane COTTIN
Avec : Lysiane MEIS, Eric SAVIN, Caroline MAILLARD, José PAUL, Isabelle COTE, Stéphane COTTIN.

Théâtre Tristan Bernard
64 rue du Rocher 75008 Paris.
M° SAINT-LAZARE ou VILLIERS.
Tel : 01 45 22 08 40
A partir du 27 août 2008.
Du mardi au samedi à 21h et samedi à 18h

Photo DR





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Published by Laetitia HEURTEAU - dans À Paris 2008-09
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