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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 23:28
PLOUF !

Que c’est long quand c’est si mal écrit, deux heures de prises de becs entre un homme et son ex-femme qui se retrouvent, par hasard et flanqués de leur nouveau conjoint, dans leur maison de l’île de Ré ! Péniblement rescapée du naufrage, Eva Darlan échappe à la noyade.  Mais il lui faut ramer dur…

Le public, médusé, durant les vingt premières minutes, n’esquisse pas l’ombre d’un sourire. Daniel Colas, le vieux beau qui les tombe toutes et Linda Hardy qui annone douze fois par minute qu’elle est déprimée, envahissent la scène flanquée d’un décor classieux d’intérieur de maison chic. Dehors, il tombe des cordes. Des cordes à l’Ile de Ré : on connaît la musique. Le couplet de la Charente-Maritime où il pleut sans arrêt ne sera pourtant pas davantage épargné que le refrain sur la différence d’âge entre Félix et Marie-Cécile.
Au-dessus du lit où les amoureux s’apprêtent à oublier le temps qui passe et le temps qu’il fait, un portrait de l’ex épouse ! La vieille croûte du vieux croûton, en guise de ligne de 7ème ciel, comme tue-l’amour ça s’impose bien. Extinction des lumières après ce premier tableau. Quand se rallument les projecteurs, Eva Darlan flanquée d’un ours semblant sorti tout droit d’une caverne néandertalienne investit la scène. Affrontement titanesque en vue pour d’existentielles questions de préséance, de « qui va dormir où? » à « qui va rester, qui va partir?», la cohabitation semblant inenvisageable.



Le plein de vacuité

Mais que vient faire Eva Darlan dans cette galère ? Quelle mouche l’a donc piquée  d’embarquer dans le rafiot de cet indigeste parangon de niaiserie suintant de vacuité où l’écriture n’est que remplissage et dont l’interprétation vire au cabotinage ? Même si elle parvient sans peine à tirer son épingle de ce jeu de dupes en donnant du relief à un texte qui n’en a pourtant guère, elle ne sauve pas l’ensemble de ce naufrage attendu et prévisible où elle rame entre grossièreté des dialogues et grotesque des situations.
Le décor est pourtant joli, les éclairages cadençant les parties de la journée ne manquent pas de finesse. Maigre compensation qui ne masque guère, bien sûr, les indigences du texte (adapté d’une pièce américaine) ni les agitations de deux comédiens qu’on sent blasés et de la Miss France 1992 et ex potiche d’Ardisson, aussi interchangeable que toutes ces anciennes divas des podiums qui sentent soudain l’appel des planches (qui ne leur ont rien demandé) et dont le sens de la dramaturgie se résume dans l’art de servir le café ou d’ôter un peignoir. On lui saura toutefois gré d’avoir eu le mérite non négligeable de choisir une pièce digne d’elle : insipide et sans intérêt.
Plouf !
Franck BORTELLE (Paris)

Bains de minuit
De J.W.Sloane
Mise en scène : Daniel Colas
Avec Eva Darlan, Linda Hardy, Daniel Colas et Yvan Varco
Durée : 2h10
Théâtre des Mathurins, 36 rue des Mathurins, 75008 Paris (Métro : Havre-Caumartin)
Réservations : 01 42 65 90 00 ou 01 42 65 90 01 (www.theatremm.com)
Du mardi au samedi à 21 heures, le samedi à 16 heures, dimanche à 15 heures

Photo DR

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2008-09
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