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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 09:48
UNE PIECE LOIN D’ETRE MEETIC !

Deux hommes –un auteur, un comédien- et deux femmes –une metteur en scène, une comédienne- au chevet d’une histoire de couples assez abracadabrante où fusent d’excellentes répliques hélas noyées dans un océan de banalités. On attendait mieux, beaucoup mieux du grand retour de Catherine Jacob sur les planches.

Michel et Sylvie sont les seuls rescapés d’un plan de licenciement qui touche l’agence matrimoniale où ils font semblant de travailler, l’avènement de l’internet réduisant leur activité comme peau de chagrin. Ils se connaissent bien, s’estiment mais semblent frileux à aller plus loin. Ils ne franchiront le pas qu’une fois licenciés et réembauchés par une agence spécialisée dans les cas de…divorce !
Voilà un spectacle qu’on aimerait adorer. On s’attendait à retrouver le ton mordant et l’humour pince-sans-rire de David Foenkinos qui divorce du roman pour convoler en secondes noces avec le théâtre. Hélas, tout cela bat de l’aile, trop de maladresses rendant le texte boiteux et l’intrigue bancale. Nombreux sont les éléments qui ne déméritent pas, pourtant, à commencer par l’articulation pour le moins originale de l’intrigue. Les rapports des personnages à leurs environnements professionnels par exemple. « Seuls comme des rats » lorsqu’ils passent leurs journées à apporter du bonheur à plus seuls qu’eux, vivant comme par procuration en se contentant de la joie des autres et en comptabilisant les naissances dont ils sont un peu à l’origine, puis « sexuellement épanouis » lorsque leur labeur consiste à aider les gens à se séparer.

Des comédiens en roue libre

De cette idée lumineuse est née un texte plutôt blafard. Quelques répliques fort drôles peinent à se faire une place au milieu de banalités trahissant une écriture inaboutie. A partir de là, une mise en scène aussi brillante soit-elle ne rehaussera guère l’ensemble. Le parti pris d’un découpage en trois temps autour de l’acte charnel (en gros : avant, pendant, après) n’est pas non plus mauvais en soi, mais longue est la seconde partie, celle du  «  pendant ». Plus c’est long, plus c’est bon ? Hmm… Plongé dans le noir le plus complet, le spectateur est alors convié à un voyage au bout de l’ennui qui continue à procéder à une forme d’autodestruction organisée du spectacle. L’attention est détournée et le texte ne parvient pas à nous remettre dans le bain de la pièce. Un effet de mise en scène qui tombe à l’eau…

Enfin, les comédiens, dont on serait en droit d’attendre ce qu’ils ont si bien su faire en d’autres temps, naviguent à l’aveugle, en perpétuelle roue libre. Leur démotivation est palpable et même si Catherine Jacob, dont on finit par désespérer de la voir un jour dans une pièce (ou un film) qui lui donnera LE rôle qu’elle mérite, réussit à quelques reprises à provoquer des rires, elle ne parvient jamais à élever suffisamment haut le niveau pour ne pas infléchir irrémédiablement l’impression générale vers la déception. Dommage !

Franck BORTELLE et Ange LISE (Paris)

Célibataires
De David Foenkinos
Mise en scène : Anouche Setbon assistée de Xavier Simonin
Avec Catherine Jacob et Christian Charmetant
Chorégraphie : Claire Sternberg
Lumières : Jean-Luc Chanonat
Musique : Michel Winogradoff
Costumes : Annie Perier
Chorégraphie : Karine Orts
Studio des Champs-Elysées, 25 avenue Montaigne, 75008 Paris (Métro : Alma-Marceau)
Tél : 01 53 23 99 19 ou www.comediedeschampselysees.com
A partir du 19 septembre, du mardi au samedi à 21 heures, matinées samedi et dimanche à 16h30
Durée : 1h15

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Published by Franck BORTELLE et Ange LISE - dans À Paris 2008-09
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commentaires

Gilles Ferrange 07/10/2008 15:25

Ce serait bien que votre site soit tenu par un secrétaire de rédaction compétent! Que de fautes de frappe et d'orthographe à chaque article. Un "e" à "aile" ici ne serait pas superflu pour la pièce continue de voler! Moi d'ailleurs, elle m'a emporté!

monik 07/10/2008 11:18

Je partage totalement cette opinion, j'ai vu la pièce samedi dernier et j'ai été assez déçue par la banalité du sujet, une mise en scène assez statique et même s'il y a des moments drôles cela ne sauvera pas l'oeuvre, la scène dans le noir est en effet trop longue. Ce spectacle ne rejoindra pas la page "coup de coeur" de mon site

Chronique Fraîche