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Festival d'Avignon

9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 15:50
L’AMOUR EST UN VILAIN PETIT TRAQUENARD !

Le piège de l’amour, Gélidon, séducteur impénitent, va en faire les frais quand il se voit contraint d’accepter le poste de rédacteur en chef de deux journaux politiquement opposés. Au programme ce soir, joyeux cabotinage, fous rires fréquents et répliques qui font mouche…

Depuis 1913, date de la création de la pièce, Les deux canards, n’avait jamais été rejoué. Un constat bien surprenant tant la pièce de Tristan Bernard brille par ses mots d’esprit et son rythme de jeu étourdissant. Un classique du rire en somme, et qui n’a pas pris une ride !



Oui, l’on rit beaucoup ici et surtout, fait assez rare, à gorge déployée, sans discontinuer. Premier sourire détendu du public d’abord quand il découvre les premiers décors (un bureau d’imprimerie où de vieilles affiches des canards de la Belle Epoque nous rappellent combien celle-ci avait d’esprit et de pugnacité journalistique), et les personnages qui malgré leurs costumes d’époque se déploient avec une étrange décontraction et un phrasé bien actuel.

Les premiers éclats de rire fusent quand Isabelle Nanty entre en scène. Le récit de sa rencontre amoureuse d’avec Gélidon et tout son petit caractère de femme autoritaire et généreuse à la fois  font ici mouche, comme le jeu cabotin d’Yvan le Bolloch et ses confidences sincèrement désabusées auprès de son ami Larnois.



Jeu étourdissant et rires en cascade…

La gaieté, la légèreté de ton et le jeu des acteurs participent ainsi tout au long de la pièce à ce rire communicatif qui ne nous quitte désormais plus. Car l’écriture de Tristan Bernard ressemble à s’y méprendre à celle de Guitry. Le comique de situation ou le comique verbal n’empêche jamais l’élégance et la séduction qu’exerce chacun des personnages sur les autres …et donc sur la salle !

Charmants et comiques à la fois, tels sont les personnages incarnés par Yvan Le Bolloch et Isabelle Nanty dont on attend avec impatience chaque apparition. Et autour de nos deux têtes d’affiche, il faut dire que la troupe est à la hauteur. Mention spéciale à Jean-Louis Barcelona qui interprète avec jubilation le précieux et ridicule La Chevillette, personnage secondaire qui lui vaudra pourtant un applaudissement chaleureux du public, une fois achevée sa tirade (désormais d’anthologie !) du « pilote d’avion ».

Ce soir-là, nos zygomatiques douloureux témoignent de ce moment un peu magique de théâtre où le jeu et l’écriture ont rencontré leur public... et d’une bien drôle de façon !

Laetitia HEURTEAU (Paris)

Les deux canards
Théâtre Antoine, 14, Bld de Strasbourg, 75010 Paris
Texte de Tristan Bernard et Alfred Athis
Adaptation et mise en scène d’Alain Sachs
Avec Isabelle Nanty, Yvan Le Bolloc’h, Urbain Cancelier, Pierre-Olivier Mornas, Gérard Chaillou, Jean-Marie Lecoq, Catherine Chevallier, Jean-Pierre Lazzerini, Jean-Louis Barcelona, Michel Lagueyrie et Cassandre Vittu de Kerraoul.
A partir du 9 septembre 2008
Du mardi au vendredi à 20h30- samedi 21h-matinée samedi à 17h
Réservation : 01 42 08 77 71

Photos DR

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Published by Laetitia HEURTEAU - dans À Paris 2008-09
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