Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 17:55
N’ÊTRE QU’UNE OMBRE

Trouver son identité, être reconnu pour qui on est, surtout si on fut un enfant brimé, tel est le propos de l’écrivain français Philippe Raulet. Il tente de mettre son héros dans la narration d’une quête initiatique. 

Est-ce le texte ou est-ce son adaptation ? Toujours est-il qu’on a l’impression d’une histoire qui s’empêtre en elle-même, qui ne parvient pas à cerner l’essentiel et s’efforce au contraire de contrarier le récit en prenant des détours pas toujours évidents. Les épisodes se succèdent en effet sans qu’on parvienne à discerner à quel point le scénario mise sur le réalisme, sur le fantastique, sur le vraisemblable, sur le symbolique, sur le psychologique ou sur tout à la fois.


L’idée de départ était attachante. Un enfant d’une douzaine d’années est contraint à demeurer dans un lit cage sous la surveillance des deux sœurs d’un ferrailleur. Il n’a rien, pas même un prénom, pas même un rêve. Un jour, il parvient à dérober un objet lumineux qui lui échappe. Il décide alors de le suivre, quoi qu’il arrive.

Le gamin arpente alors un parcours sinueux qui le mène en bord de mer, dans le dédale urbain des administrations, dans les parages des faux amis et des trafiquants. Il est un errant, un sans papier, un anonyme. Il est celui qui doit chercher par lui-même sa voie, son parcours. Finalement, face à un univers sans pitié, ne serait-il pas préférable pour lui de retourner dans un lit cage ?

L’intérêt de cette représentation réside uniquement dans l’usage varié des ombres chinoises. Elles sont souvent grandeur nature et permettent des effets de décors spectaculaires. Mais pas davantage que la présence active d’un contrebassiste, elles ne parviennent à alléger un récit alambiqué et confus.

Michel VOITURIER
Aux Rencontres du Théâtre Jeune Public de Huy

L’Enfant sans nom
Texte : Pierre Raulet (Gyros, 1994)
Mise en scène : Yves Coumans
Distribution : Marine Bestel, Céline Taubennest
Musique : Rob Stutterheim
Contrebassiste : Alex Aymi
Scénographie : Aline Claus
Costumes : Fabienne Damiean

Production : Cie Déjà Demain
Site web : www.dejademain.be

Photo © SPJ Liège

Partager cet article

Repost 0
Published by Michel VOITURIER - dans En Europe 2008-09
commenter cet article

commentaires

Chronique Fraîche