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Festival d'Avignon

22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 21:55
PARADISE LOST

Vaudeville moderne comportant son lot de malentendus et de situations cocasses, Adam et Eve compte parmi les bonnes surprises du genre. Fous rires garantis.


Quiproquo. Du latin « quid pro quoi », qui pour quoi. Autrement dit, une chose à la place d’une autre. C’est sur ce simple concept, familier aux adeptes du théâtre de boulevard, qu’ « Adam et Eve » repose (presque) entièrement. La pièce s’ouvre sur un jeune couple venu squatter le studio/garçonnière que leur « prête » gentiment un ami. A leur âge, pas d’autre possibilité, il faut bien trouver une solution quand on habite encore chez papa-maman. Papa-maman, auxquels, à défaut d’envahir l’espace, on emprunte quelques effets personnels : déshabillé en soie, belle veste en cuir, mais aussi vin de cave prestigieux, caviar, et pourquoi pas un peu de saucisson aussi ? Oui, mais voilà, il ne faut pas laisser traîner les clés de la garçonnière et les pièces à conviction, car les parents pourraient tomber dessus… Et c’est là que cela devient intéressant, car c’est précisément ce qu’il se passe.

Le père de mademoiselle (Didier Gustin, parfait) et la mère de monsieur son petit copain (Fabienne Galloux, savoureuse) sont intrigués par la découverte de clés suspectes ornées d’une étiquette mentionnant une adresse inconnue. Le mieux n’est-il pas de s’y rendre pour en avoir le cœur net, voire surprendre sa tendre moitié dans une bien (in)confortable posture ? La rencontre des deux personnages les érige immédiatement en duo comique exemplaire.

Dans le rôle du clown blanc, sérieux et respectable, Madame Eve de Spéville, journaliste et écrivaine ratée. Dans la peau de l’auguste, du fruste, de l’outrancier, Monsieur Franck Adam, charcutier de son état. Des deux, nous apprenons petit à petit qu’ils sont bien plus nuancés qu’il n’y paraît : Eve est-elle si coincée ? Franck est-il si stupide ?

Effet placebo

Si la pièce peine à démarrer en raison d’un trio de jeunes comédiens au jeu assez inégal, le rythme trouve son souffle dès l’arrivée sur scène du duo Gustin-Galloux, lequel transcende un scénario assez faible par une présence et un naturel décapants. Les thèmes du SM et de l’homosexualité n’épargnent pas les comédiens, qui font mouche dans les situations les plus extrêmes. A la manière d’Eugène Scribe qui partait d’un événement de peu d’importance apparente pour en arriver logiquement à des conséquences considérables, Eric Théobald livre ici une pièce qui, loin d’être un chef d’œuvre, n’en est pas moins une petite bombe (à retardement). 

Le terme quiproquo appartenait au départ au vocabulaire pharmaceutique, en désignant un médicament pris à la place d’un autre. C’est bien ça. « Adam et Eve » est un traitement efficace contre l’ennui et la morosité, qui crispe les zygomatiques pour mieux détendre la masse musculaire. Le médecin généraliste a du souci à se faire.

Faustine AMORE (Paris)

« Adam et Eve »
Auteurs : Louis-Michel Colla et Myriam Ullens
Metteur en scène : Eric Théobald
Distribution : Didier Gustin, Fabienne Galloux, Maud Forget, Raphaël Tilliette, Thomas Sagnols
Au Théâtre de la Gaité Montparnasse jusqu'au 21 décembre 2008
Du mardi au samedi à 21h30, dimanche à 17h30
26 rue de la Gaité
75014 Paris
http://www.gaite.fr
http://www.adameteve-lapiece.fr
Tél : 01 43 20 60 56
Fax : 04 43 22 56 51
Email : gaite.contact@orange.fr

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Published by Faustine AMORE - dans À Paris 2008-09
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