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Festival d'Avignon

26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 15:30
UNE KERMESSE QUI FOIRE

Prenez une fête populaire de quartier, épicez-là de quelques figures typiques de bénévoles et mélangez bien le public que vous accueillerez dans une ambiance fleurie à souhait. Reste à déambuler entre stands et podiums pour une journée consacrée au bonheur.


Ce théâtre de proximité possède tous les éléments pour plaire au premier abord à n’importe quel public friand de divertissement. En premier lieu, des personnages caricaturés au point de friser les stéréotypes. De jardin à cour : un sponsor entrepreneur de pompes funèbres imbu de sa personne, une veuve couvant son fils comme une vieille poule un œuf en plâtre, une vamp de banlieue mutante entre majorette et actrice de peep show, un président hypocrite échappé d’une colonie de nains de jardin, le fils de tout à l’heure jaloux obsessionnel à la limite de la débilité et rêvant d’un record dans le Guinness Book, une bonne âme prête à sauver les gens de leur malheur de préférence malgré eux, un musicien englué dans une timidité maladive…


Ensuite, les spectateurs sont répartis entre les stands. Celui du croque-mort qui fait tester son cercueil dernier cri. Celui de l’animatrice psychothératripoteuse qui fait pousser le premier cri. Celui de la pêche aux nénuphars. Celui de la boisson à la lavande de Ste Hildegarde von Bingen dont la statue est passée du statut de musicienne mystique du moyen âge à celui de distillatrice d’apéros bio. Celui de la chorée façon star ac paroissiale rythmée par un instrument végétal génétiquement modifié.

Tout cela est plaisant et la troupe semble y prendre plaisir. La mise en expression corporelle des saisons de Vivaldi est drôle. Une série d’autres gags aussi. Mais comme toujours dans les dialogues issus des impros de la création collective, le texte est inégal, a des chutes vertigineuses, se traîne parfois en longueur. Même lorsque le propos vire à l’observation des tensions qui font que les êtres s’affrontent, que leurs apparences sont du toc, cette farce ne va pas bien loin. Cela reste superficiel et la montée de la discorde en finale est si rapide qu’on a l’impression d’une pirouette hâtive pour clore le spectacle.

Michel VOITURIER (Bruxelles)

Kermesse
Conception, mise en scène : Jean-Michel Frère
Distribution : Anne Sylvain, Janine Godinas ou Françoise Oriane, Ingrid Heiderscheidt ou Yannick Duret, Serge Demoulin ou Pierre Lafleur, Philippe Vauchel ou Jean-Philippe Lejeune, Chazam et Nicolas Buysse. 
Scénographie : Marcos Vinals Bassols
Costumes : Ann Weckx
Chorégraphies : Edith Depaule
Son : Chazam
Lumières : Pascal Geris, Yannick Evrard

Coproduction Compagnie Victor B - Théâtre de Namur - Festival « Les Tombées de la Nuit » (Rennes) - Centre Culturel du Brabant Wallon - Remue-méninges de Lieux Publics/Centre National de Création des Arts de la Rue (Marseille).

Du 07 au 15 octobre 2008 à la Maison de la Culture (Tournai)

En tournée : du 29 au 31 octobre 2008, Scène nationale Le Volcan (Le Havre) [F] ; du 8 au 10 mai 2009, festival Bis-ARTS (Charleroi) ; du 9 au 14 juin 2009  au Grand Manège (Namur)

Photo © Sébastien Pirlet

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Published by Michel VOITURIER - dans En Europe 2008-09
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