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Festival d'Avignon

30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 12:01
VAGUE A L’AME AU PARADISE

Avec la même fougue passionnée qu’ont applaudie des milliers de spectateurs dans « Les Années Saint-Germain » la saison dernière, Corinne Cousin revient avec un tout nouveau spectacle teinté de nostalgie, persillé d’actualité, mis en musique par Romanelli et éclairé par Rouveyrollis. La maestria est au rendez-vous.

Le Paradise, petit bar cossu, sis à deux pas de Notre-Dame, est vide. Chaleur ou crise ? La crise ? Quelle crise ? Le décor chaleureux aux chatoyantes colorations carmin semble nous projeter dans les années folles. Quelle crise, alors ? 1929 ? La patronne, cintrée dans une robe d’un autre temps nous affranchit de suite : les gens ont trop chaud pour s’enfermer chez elle et préfèrent profiter de la brise vespérale à Paris-Plage…



Ce soir, elle a 50 ans. L’âge à partir duquel on n’a plus qu’à descendre la pente… Crise de la cinquantaine ? Pas vraiment. Juste un besoin de se confier. Pas se confesser, non. Elle laisse ça aux culs bénits de la cathédrale juste à côté. Confidences, oui. Voire « confidanses », car Corinne Cousin va nous embarquer dans son histoire en chansons. Incarnant cette femme un peu courtisane, un peu bourgeoise, elle raconte cinq décennies parsemées de joies, de chagrins, d’amants d’un soir et d’amours illusoires.

Un pont entre hier et aujourd’hui

Les chansons sont des compositions originales à 100%. Auteur des textes, Corinne Cousin a confié à Rolland Romanelli (l’arrangeur de Barbara entre autres) la mise en musique de ses états d’âme et de son vague l’âme qu’elle distribue comme autant de bouts d’elle qu’elle laisse évader de sa boîte aux souvenirs.

Certes, l’ensemble fleure bon la nostalgie et l’univers feutré de ce bar aux éclairages magistraux de Jacques Rouveyrollis (déjà présent sur « Les Années Saint-Germain ») se prête admirablement à cette immersion dans un passé qui n’est plus. Mais, contrairement à la chanson de Béart, il semble qu’il y ait un après. C’est en effet une femme d’aujourd’hui qui se confie et les textes des chansons, s’ils n’hésitent pas à scander « Il est interdit d’interdire, ce bon dicton n’est plus dans l’ton » comme un litanique « Avant c’était mieux » n’en sont pas moins ancrés dans le monde de 2008 avec allusions au viagra, à l’interdiction de fumer et aux ordinateurs.

Erigeant un pont entre les époques, la chanteuse (également excellente comédienne) nous convie avec sa voix chaude et rocailleuse à cette soirée où, seule avec un pianiste/accordéoniste muet (Romanelli himself), entre chansons et récits aux textes d’une infinie élégance,  elle repense à tout cela qui n’est plus. Sans acrimonie, sans rancœur. Simplement avec le sourire.

Franck BORTELLE (Paris)

Les Jeux de la nuit
Théâtre musical de et avec Corinne Cousin et Roland Romanelli
Mise en scène : Philippe Ogouz assisté de Sonia Sariel
Musique et arrangements : Roland Romanelli
Mise en mouvement : Dominique Conte
Son : Clément Hoffman
Lumières : Jacques Rouveyrollis
Décors : Nils Zachariasen
A partir du 21 octobre du mardi au samedi à 21 heures
Théâtre du Petit Hébertot, 78bis Boulevard des Batignolles, 75017 Paris (Métro Villiers ou Rome)
Réservations au 01 43 87 23 23
Durée : 1h20


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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2008-09
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