Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retrouvez nos critiques théâtrales sur :
Les informations sur nos cours d'improvisation théâtrale à Paris :

Musarder



Inscrivez-vous
au Club des abonnés (gratuit)




Découvrez nos cours d'improvisation théâtrale

Tous niveaux - 7e année

Les inscriptions sont ouvertes pour les cours d'improvisation à Paris qui débutent en septembre. Au choix, en français ou en anglais.



Nouveau !

Rejoignez notre cours d'impro en anglais :



Coaching prise de parole

           

Mois Après Mois

Festival d'Avignon

10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 15:25

« L’acteur doit aussi être son propre metteur en scène »

A vingt-sept ans, Adrien Melin, fraîchement sorti du Conservatoire, campe actuellement au Théâtre Montparnasse, un jeune Louis XIV bouillonnant, aux côtés de Claude Rich et Geneviève Casile dans l’incontournable Diable rouge.


Parlons un peu du Conservatoire… Quelles ont été les rencontres importantes ?
Dominique Valladié en première année. Une très grande pédagogue, très impressionnante,  immense comédienne, très exigeante. De plus, j’adorais observer les autres pendant ses cours.

Après, Cécile Garcia-Fogiel a aussi été une vraie rencontre, sur les textes de Shakespeare. Elle insistait vraiment sur la notion des enjeux, la gravité de chaque mot, situation, la poésie du texte, comment l’acteur doit être aussi son propre metteur en scène. Marcial Di Fonzo  aussi, qui porte la folie en lui et qui part du principe qu’on peut tout faire au théâtre.

L’année dernière, après le Conservatoire, j’ai travaillé aussi avec un grand metteur en scène, Denis Lorca, au Théâtre du Nord-Ouest. Il connaît toute l’œuvre de Shakespeare. Sa culture, son intelligence de la pièce vous nourrissent littéralement.

Comment s’est passée votre rencontre avec Claude Rich ?
C’est un homme exquis, vraiment adorable. Au début des répétitions, on a l’impression qu’il a pour seul souci d’avoir bien le texte en bouche. Il ne laisse rien au hasard. Il imagine à l’avance quelles vont être les réactions du public. Par exemple, il a décidé très vite de faire Mazarin sans accent. J’ai apprécié aussi qu’on ait travaillé avec le texte en main pendant longtemps. Ce qui nous a permis de le faire dans la détente, avec beaucoup de sérieux et d’amusement aussi. Ce qui est formidable avec Claude Rich, c’est qu’on a vraiment l’impression de jouer « comme au cinéma. »

 
C’est-à-dire ?
Le cinéma, j’ai l’impression que c’est quelque chose qui part de soi et dont on n’a pas le contrôle. Et Claude est vraiment épatant à ce niveau-là : quoiqu’il arrive, il fait toujours avec son état du jour, on a l’impression qu’il vit la situation de A à Z. Il y a de très beaux moments où c’est comme si ce n’était plus Mazarin qui parlait à Louis XIV mais bien Claude à Adrien. Peut-être qu’il faut faire attention à cela, mais j’ai l’impression qu’il donne de toute façon une énergie suffisante à son personnage, une tenue dans le corps, avec un phrasé, une diction et cette voix incomparable…

 
Et comment avez-vous finalement abordé le personnage de Louis XIV ?
C’était le parcours à interpréter qui m’excitait, plus que le personnage de Louis XIV. Ce n’est pas un roi qui est en exercice, autoritaire, etc. C’est un jeune homme de 20 ans qui a failli y passer et qui miraculeusement s’en est remis. Il est plein de vie, plein de jeunesse, avec de belles scènes charnelles à jouer avec sa jeune maîtresse, Marie Mancini.

Et c’est ensuite tout l’inverse qui se produit. Dans le deuxième acte, il commence à s’affirmer, à prendre une décision qui va faire de lui le plus grand des monarques, celle de la raison d’état. Il y a aussi le fait que cela se passe surtout dans des lieux privés (antichambre, jardins) où il n’est pas (encore !) un personnage public.

 

Propos recueillis par Laetitia HEURTEAU (Paris)

 

Le Diable rouge
Texte de Antoine Rault
Avec Claude Rich, Geneviève Casile, Denis Berner, Adrien Melin, Alexandra Ansidei et Bernard Malaka
Mise en scène de Christophe Lidon
Décor de Catherine Bluwal
Costumes de Claire Belloc
Lumière de Marie-Hélène Pinon
Son de Michel Winogradoff
Location 01 43 22 77 74
Théâtre Montparnasse
31, rue de la Gaité
75014 Paris
Du mardi au samedi à 20h30- matinée : samedi 17h30.

Photo © DR

Partager cet article

Repost 0
Published by Leatitia HEURTEAU - dans En bonne compagnie
commenter cet article

commentaires

Chronique Fraîche