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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 00:07

L’ETANG DU PASSE

 
« Une vision optimiste de la vie qui veut que rien ne soit jamais fini… avant la fin. » C’est en ces termes que Céline Monsarrat décrit la pièce qu’elle a écrite en 2003, publiée en 2005 et qui investit maintenant les planches. Avec humour et tendresse, la comédienne-dramaturge livre une réflexion sans fard sur la place des « vieux » dans notre société. Et invite le spectateur à reconsidérer leur rôle.

Juan est placé en maison de retraite après la mort de sa femme. Une solution de facilité pour sa fille Frédérique. Mais aussi une vengeance pour celle qui n’a jamais trouvé sa place au milieu de géniteurs qui s’aimaient, à son sens, trop. En raison de cette histoire de famille complexe, entre non-dits, amertume, remords et regrets, Juan, seul dans son fauteuil roulant, ne la voit qu’une fois par semaine, et encore, elle ne vient que pour tenter de lui faire signer des papiers. Heureusement, il y a Hannah (Alexia Papineschi, la fraîcheur et la légèreté incarnées), ange salvateur qui tente l’impossible : redonner le sourire à Juan, et pourquoi pas, le réconcilier avec sa fille…


 
Et la faculté de l’oubli ?

 
C’est avec le plus grand minimalisme que Stella Sarfaty met en scène les trois protagonistes. Pour seul décor : une estrade. La prison de Juan, son carré de vie, son sas avant la mort. L’ellipse est reine : un déplacement des personnages autour du ring qui retient Juan, et nous changeons de scène sans plus d’artifice. En parfaite adéquation avec la mise en scène, le trio de comédiens est époustouflant de sobriété. Céline Monsarrat, portée par sa voix exceptionnelle (Julia Roberts, ça ne vous dit rien ?), étrangle l’émotion avec une justesse sans faille. Albert Delpy, touchant jusque dans le moindre de ses silences, livre une interprétation tout en finesse, entre ironie et extrême sensibilité. Sélectionné au Prix Chronos de littérature dans le cadre du thème « Grandir, c’est vieillir », L’Emmerdeur du 12 bis touche en plein cœur et ne nous épargne pas de quelques larmes. Belle leçon de comédie, belle leçon de vie, cette pièce est une belle leçon tout court, qui nous rappelle que l’avenir ne peut s’envisager sans tenir compte du passé.

 

Faustine AMORE (Paris)

 

Texte : Céline Monsarrat (Art et Comédie, 2005)
Interprétation : Albert Delpy, Alexia Papineschi, Céline Monsarrat
Mise en scène : Stella Sarfaty, assistée de Théo Zachmann
Lumières : François Martineau
Musique : Bartolomeo Barenghi

Du 29 octobre 2008 au 17 janvier 2009
Du mardi au samedi 18h30, dimanche 17h

Théâtre des Enfants Terribles, 157, Rue Pelleport, 75020 Paris
Réservations : 01 46 36 19 66

Photo © DR

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Published by Faustine AMORE - dans À Paris 2008-09
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commentaires

Pierre 28/12/2008 20:23

Même si cette pièce est basée sur l'incompréhension actuelle entre deux générations et pleine de sensibilité, je pense qu'elle aurait pu être dispensée de certains détails sordides et revêtue d'un peu d'humour pour faire passer le reste.La fin est irréaliste ; on imagine mal la cohabitation entre la fille et le père qui ne se sont jamais compris. Pourraient-ils rattraper le temps perdu ?Le titre de cette pièce est trompeur et je n'ai pas trop aimé.

isabelle nollet 21/11/2008 14:05

petite erreur sur votre lieu de programmation....c'est au lucernaire

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