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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 16:32

C’EST PAS DU PIPEAU !


Cinq copains qu’on croirait sortis d’une chanson de Brassens offrent un festival d’humour mais surtout de talent dans un florilège musical éblouissant de maîtrise et d’éclectisme. Un pur moment de bonheur mis en scène par Caroline Loeb.


Quatre garçons dans le vent s’installent sur scène et démarrent un extrait de la « Flûte enchantée ». Le célèbre pipeau de Mozart est écouté par un balayeur qui, miracle, offre ses talents de batteur au quartet (deux clarinettes, une batterie, un cor) en l’absence du cinquième larron parti aux antipodes avec sa belle. Tous les cinq partent à sa recherche, de Rome à New York, d’Erevan à Rio, de Londres à Paris.


Le scénario est mince et sert simplement de prétexte, d’écrin au vrai bijou que constitue ce spectacle dans sa phase musicale. Sur scène, tels cinq larrons en foire ou cinq garnements dans une cour de récré, les Bons Becs vont livrer à une bluffante performance. T-shirt ébène, pantalon du même ton tenu par des bretelles rouges, ils ont la décontraction de ceux qui ne prennent pas la vie par sa face obscure. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs s’ils enchaînent, après Mozart, avec « Y’a d’la joie », choix « Trenettement » orienté.


Un tour du monde en 80 minutes


A l’exercice musical purement génial des concertistes, s’ajoute une cohorte d’ingrédients visuels, de facéties, d’utilisation burlesque des accessoires conférant à ce spectacle sa touche immensément sympathique. Claquettes rimant avec clarinettes et vice versa, pupitre devenant rame de gondolier vénitien, déguisement en oiseau de la forêt amazonienne, chapeau et lunettes façon Blues Brothers ou lunettes à la Lennon vont ainsi ancrer chaque numéro dans la partie du monde évoquée et épouser visuellement le propos musical.


Vaste, le propos. Sautillant de Khatchatourian aux Beatles, de Gershwin à Bernstein, de Queen à  Haendel, d’Offenbach à Nino Rota, les cinq globe-trotters vont animer cette scène du Sudden avec une joie de jouer démoniaque. Ce tour du monde musical en quatre-vingts minutes, mis en scène par Caroline Loeb avec un sens aigu du détail pour maintenir un perpétuel mouvement scénographique, transporte petits et grands, hisse l’art de ces instruments terriblement difficiles à son sommet jusqu’à un final acclamé debout.

Ce n’est rien de dire que grâce à ces délicieux Bons Becs, le monde est merveilleux !


Franck BORTELLE (Paris)


 


Le CD « Les Bons Becs en voyage de notes » est en vente au Théâtre Sudden à 15 euros.

Les Bons Becs en voyage de notes

Conception et mise en scène : Caroline Loeb

Texte : Caroline Loeb et Nicolas Vallée

Arrangements musicaux : Florent Héau

Avec Eric Baret, Florent Héau, Yves Jeanne, Bruno Desmouillières, Francis Prost

Lumière et scénographie : Philippe Quillet

Chorégraphie : Jelly Germain, Virginie Pérez et Cécile Proust

Du 3 décembre 2008 au 15 février 2009 du mercredi au samedi à 19 heures, le dimanche  à 16h30 (relâches : 6, 13, 14 décembre et 18 janvier)

Sudden Théâtre, 14 bis rue Sainte-Isaure, 75018 Paris (Métro : Jules Joffrin)

Location 01 42 62 35 00 et points de vente habituels

Durée : 1h20

 

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2008-09
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