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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 15:04

LOST IN ADAPTATION

 

La vie est-elle une comédie ou une tragédie ? La même histoire peut-elle donner lieu à deux traitements scénaristiques différents ? C’est sur ce postulat que s’ouvrent le film allénien et la pièce qui en est adaptée. Les résultats sont toutefois loin d’être homogènes… Verdict ?

 

New-York. Melinda, déboussolée, fait irruption dans un dîner mondain. Son intrusion suscite une interrogation : une même histoire peut-elle être présentée selon les deux facettes complémentaires mais opposées que sont la tragédie et la comédie ? Une dichotomie qui permet de mettre à jour d’un côté la tentation de l’infidélité, de l’autre l’exquise passion amoureuse. Mélinda, c’est la métaphore de l’érosion des sentiments et de la difficulté à communiquer. La preuve par l’exemple que si le monde est empreint de tristesse, on peut toujours y trouver de la joie.

 

Deux intrigues parallèles se mettent en place, donc, dont Mélinda est le seul personnage commun.  Mélinda, le prétexte à une interrogation passionnante : une même histoire peut-elle bénéficier de deux traitements génériques différents ? Peut-elle être observée à la fois sous l’angle de la comédie et sous celui de la tragédie ? Celle qui n’existe pas, celle qui naît de l’imagination de deux protagonistes permet de démontrer que par les vertus combinées du scénario, de la direction d’acteurs et de la mise en scène, on parvient à faire de deux histoires interchangeables deux objets distincts.

Mauvais Allen

 

Dans une vertigineuse réflexion méta-cinématographique, Woody Allen conférait à son objet cinématographique – bien que frôlant le concept - une force réflexive surprenante. Qu’en est-il sur les planches ? Ici, on tombe dans un exercice pédance et banal, à l’esthétique surannée et aux répliques qui sonnent faux. Seule Marie-Frédérique Habert (Mélinda) tire à peu près, on peut le dire, son épingle du jeu. Routinière et sans magie, cette adaptation est à la limite du bâclé. La Woody’s touch perdue, ne demeurent qu’une logorrhée verbale maladroite et un impalpable sentiment de malaise.

 

Il a été dit de Woody Allen qu’il ne survivrait pas hors de Manhattan. Pierre Valmy, metteur en scène de cette bien décevante adaptation, vient de nous le prouver.

 

Faustine AMORE (Paris)

 

Vingtième théâtre

7 rue des Plâtrières

75020 Paris

Tél : 01 43 66 01 13

 

Du 7 novembre au 31 décembre 2008 (sauf 24 et 25 décembre)

Du mercredi au samedi à 19h30 et dimanche 15h

 

Adaptation, mise en scène : Pierre Valmy

Co-adaptation : Jacqueline Cohen

Interprétation : Marie-Frédérique Habert (Mélinda), Géraldine Azouelos (Susan), Marie Gamory (Laurel), Catherine Hamilty (Cassie), Jorge Tome (Ellis), Eric Missoffe (Hobie)

Décor : Gérard Malabat

Costumes : Catherine Lainard

Lumières : Philippe Sazerat

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Published by Faustine AMORE - dans À Paris 2008-09
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commentaires

Olivier ( Auteur et réalisateur ) 18/01/2009 20:36

Monsieur Valmy,Votre mise en scène était très astucieuse et vos comédiens excellents.N'écoutez jamais les sornettes de ceux qui ne font rien.Nous attendons tous les créations de ce genre de critiques et elles ne viennent jamais.

vincent 14/01/2009 23:54

J'avais adoré le film, j'étais sur mes gardes, j'ai été ravi.Et les amis qui étaient avec moi ce soir là aussi.Avons nous vu la même pièce ?Quand à Monsieur ALLEN, je pense qu'il n'aurait pas maché ses mots si ça lui avait déplu.

patricia 14/01/2009 11:03

Les auteurs sont toujours satisfaits qu'on les joue... Gling glinf fait la tirelire ;-)

Pierre Valmy 13/01/2009 20:37

Que d'acharnement !!! Mais Il est si facile de démonter une pièce, tranquillement assise devant une feuille de papier.sachez pour votre gouverne, vous qui n'avez visiblement rien compris ni au film, ni à la pièce, que Woody Allen qui parle très bien français a vu la vidéo de notre pièce et qu'il est très heureux que nous ayons si bien su garder l'esprit de son film.Allez, sans rancune.

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