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Festival d'Avignon

4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 16:23
DE LA DIFFICULTÉ D'ÊTRE PÈRE AUJOURD'HUI

Un spectacle léger sur un thème qui pourrait être grave, celui des enfants du divorce.
Deux acteurs - un enfant, un adulte - et un piano se partagent ce qui n'est pas une comédie musicale, même si la musique y tient une place très importante.

Les parents de Max se sont séparés et ne se voient guère. La mère a refait sa vie avec un autre homme et c'est aux problèmes du père et du fils que nous assisterons. Le papa est obsédé par sa difficulté de vivre sans femme (il serait "sexo", ou plutôt "affectodépendant" d'après son psy) et d'éduquer son enfant, alors qu'une même fibre artistique le rend complice d'un fils, pas plus difficile qu'un autre…


Ils ont vécu le pire et le meilleur : d'un voyage familial mouvementé en Amérique aux agréables visites de modèles dans l'atelier de peinture paternel. Ils s'en souviennent, s'embrassent, s'accrochent, et, en un mot, s'aiment, tandis que l'on se demande souvent quel est le plus adulte des deux. Si le fils a des rêves grandioses et vit en compagnie de Chopin, de Ray Charles ou de stars américaines, le père, lui, ne parvient plus à décoller, à la fois cherchant la femme et l'inspiration …

Un final en duo de guitares, l'une sèche, l'autre électrique, est à la fois tonique et symbolique de leur complicité et de leurs retrouvailles, grâce à cette sensibilité qu'ils possèdent, chacun à leur façon.

Une histoire de famille dans la vraie vie, aussi.


Le jeune comédien Elie Belvaux (13 ans), s'il est le fils de l'auteur-metteur en scène Bruno Belvaux, est aussi neveu de Lucas Belvaux, le cinéaste. Cet enfant de la balle, qui dit de son père "qu'il fait des pièces de tout ce qui se passe", a déjà tourné pour son tonton avant d'être ici un personnage central "live"… Une nouvelle expérience qui ne lui monte pas plus à la tête, le rend tout à fait vrai et craquant.

Pré-ado branché monté sur baskets à roulettes, il peut aussi devenir petit génie Mozart "qui jouait du piano à l'envers" car à ses dons d'acteur, il joint ceux de musicien. C'est dès l'âge de 4 ans qu'il touche un piano (avec son père), et il est déjà rompu à tous les genres ! Olivier Darimont, en paternel déboussolé et égocentrique, est à la fois agaçant et touchant, cabotin parfois, sincère le plus souvent, avec des airs (qui se veulent) autoritaires…

Le texte est composé d'annotations fines, de touches d'humour et de très nombreux passages musicaux et chantés, en solo ou en duo, ce qui exclut néanmoins les grands effets d'une comédie musicale. Il s’agit plutôt d’une pièce toute en intimité, tendresse et justesse sur la relation père-fils, à revoir et corriger au vu de notre société actuelle, thème trop rarement abordé au théâtre.

Suzane VANINA (Bruxelles)

"Un Jour j'irai à New-York avec toi" (Lansman, 2008)
Texte, mise en scène : Bruno Belvaux & Jean Lambert
Dramaturgie : Rabi Bajraktari
Interprétation : Elie Belvaux, Olivier Darimont
Supervision piano : Anne-Cécile Pirlot, Vincent Antoine
Supervision guitare : Didier Indot
Costumes : Catherine Tilmant
Lumières : Pascal Joris

Coproduction Théâtre de Namur/Théâtre le Public, au Public du 2 au 31 décembre 2008 –
Tél : 0800.944.44 – www.theatrelepublic.

Photos © Cassandre Sturbois

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Published by Suzane VANINA - dans En Europe 2008-09
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