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Festival d'Avignon

4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 17:00
ARLETTY, MARLENE ET LES AUTRES…

Caroline Loeb, tout en poursuivant son travail de metteur en scène de spectacles musicaux qui font un tabac, remonte sur scène. Et revisite à sa manière les chansons d’avant-hier, hier et aujourd’hui. Avec une bonne dose d’humour et surtout d’autodérision.

Rien ne semble pouvoir l’atteindre, Caroline Loeb. Sa meilleure défense, c’est la contre-attaque, autrement dit l’autodérision. Moyen efficace de faire taire les langues vipérines qui auraient la mauvaise idée de lui chercher des nœuds dans le coton. Ou dans la ouate qui la rendit célèbre dans toute l’Europe. Son succès des années 80, elle le revendique haut et fort. Et de quelle manière ! On n’en dira que ce qu’il faut en dévoiler à savoir que c’est d’une irrésistible drôlerie.


Cette drôlerie est le fil rouge de ce spectacle qui sonne le retour sur scène de cette femme pas comme les autres. Des chanteuses d’un tube, il y en a eu pléthore à la même époque. Mais ce qui différencie Caroline Loeb des Corynne Charby et autres Desireless, c’est surtout une forme d’arrogance ravageuse et une vivacité d’esprit qu’un franc parler traduit par un sens inné de la répartie.

Gainsbourg toujours

Rien d’étonnant qu’avec ce bagout elle se sente proche de toutes ces femmes qui n’ont pas leur langue dans la poche. Mae West, Marlène, Régine, Annie Cordy, Yvette Guilbert, Joséphine Baker sans oublier la reine de la gouaille, l’inoubliable Arletty, la Garance des « Enfants du Paradis » et la Madame Raymonde d’ « Hôtel du Nord ».

Les hommes seront aussi présents car le féminisme n’est guère de mise chez Miss Loeb. Un hommage à Fred Astaire qui en dit long sur les capacités de certains individus se propulsant « découvreurs de talents », à Aristide Bruant, figure incontournable des années folles et bien sûr à Gainsbourg, très présent grâce à Régine, Bardot et surtout Jane Birkin dans une très jolie version de « Di dooh dah » où Caroline, dans le pull rouge vif de l’album « Ex fan des sixties » fait revivre l’homme à tête de chou.

Cette femme qui se raconte à travers ses idoles nous offre un bien joli moment de vie, un parcours tellement atypique loin des standards prédigérés de son époque et de celles qui ont suivi. Déformant à l’envi certaines chansons pour en extraire la substantifique drôlerie ou, pour l’hommage à Madonna qui clôture le spectacle, la pluralité des lectures, Caroline Loeb, sans nous éloigner de nos chères références, nous en propose une version. Sa version. Personnelle et forcément attachante.

Franck BORTELLE (Paris)

Mistinguett, Madonna et moi
Un spectacle musical de et avec Caroline Loeb
Accompagnée à l’accordéon par  Patrick Brugalières
Ecrit et mis en scène avec Nicolas Vallée
Chorégraphies : Cécile Proust et Jelly Germain
Mise en voix : Nausicaa Meyer
Collaboration artistique : Laurent Balandras


Du jeudi au samedi à 22 heures
Théâtre des Blancs Manteaux, 15 rue des Blancs Manteaux, 75004 Paris (Métro : Hôtel de Ville)
Tél : 01 48 87 15 84
Durée : 1h20

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2008-09
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