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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 16:59

DIVINE MAIS PAS DIVA

 

Anne Baquet joue de sa voix de soprano et, accompagnée d’un pianiste virtuose, propose un tour de chant qui se balade de Juliette à Rossini, le tout résolument tourné vers la dérision et l’humour. C’est d’une fraîcheur aussi salvatrice que vivifiante.

 

Le ton est donné dès son entrée en scène. Dans un accoutrement à la Heïdi sans les couettes, Anne Baquet donne à penser que son domaine est davantage la tyrolienne, généreusement entonnée juchée sur une table à l’Oktoberfest de Munich, que le bel canto. Un énorme truc emballé dans un immense lai d’étoffe : le piano. Avec le pianiste ! Elle va les déballer et se draper dans ce tissu soyeux pour entamer un air de Rachmaninov sur un texte de Pouchkine (en russe, bien sûr !). Puis rapidement, le déguisement de la gamine prête pour les quatre cents coups revient…


 

Un partenaire génial

 

On l’aura compris, Anne Baquet n’est pas là pour nous alourdir la panse et moins encore la pensée à coup d’interminables oratorios. Soprano de formation, elle a les « outils » pour, mais va les mettre au service d’un show taillé au cordeau, d’une précision métronomique où la dérision -et l’autodérision surtout- sont érigées en postulat. De tout, elle fait un spectacle. De sa bouille ronde à la généreuse bonhomie, de la paroi du piano, d’un numéro de séduction diablement chaplinesque et bien sûr de la parfaite harmonie avec son partenaire, le génial Grégoire Baumberger.

 

Le générique est impressionnant et fait rimer fantaisie et poésie, intelligence et impertinence, émotion et séduction. Isabelle Mayereau et Marie-Paule Belle, Juliette et François Morel, Gounod et Bernstein, Topor et Moustaki, François Rauber et Claude Bolling… Les morceaux s’enchaînent sans fil conducteur comme cela se fait pourtant souvent dans ce genre de spectacle. En revanche, ils sont tous soigneusement agencés et même scénarisés, tantôt surréalistes, tantôt burlesques, constituant individuellement un mini spectacle, cimentés par le talent et l’allant de cette exceptionnelle touche-à-tout. C’est du bonheur assuré durant une heure et demi dans un des plus beaux théâtres parisiens. On sort de là le cœur dans les étoiles et une mélodie au bout des lèvres. Dans jouer les divas, cette fille est divine !

 

Franck BORTELLE (Paris)

 

« Non, je ne veux pas chanter »

Avec Anne Baquet (chant et piano) et le pianiste Grégoire Baumberger

Metteur en scène et chorégraphe :  Claudine Allegra

Lumières : Jacques Rouveyrollis

Théâtre le Ranelagh, 5 rue des Vignes, 75016 Paris

Métros La Muette / Passy – RER C : Boulainvilliers – Bus 22-32-52
Parkings : 19 et 80 rue de Passy, 7 Avenue du Président Kennedy

Réservation : 01 42 88 64 44 (www.theatre-ranelagh.com)

Du mercredi au samedi à 21 heures, et le dimanche à 11 heures
Relâches exceptionnelles du 28 janvier au 1er février 2009

Le dimanche, brunch musical avec Anne Baquet, après la représentation.

Durée : 1h30

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Published by Franck BORTELLE - dans À Paris 2008-09
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commentaires

Jean-Hubert 30/01/2009 18:09


Vous ne connaissez pas Anne Baquet ? Vous ne connaissez pas Anne Baquet ?? Ah!, là vous avez tord ! Regardez, écoutez ce qui va se passer là, là bas, au théâtre Renagah...

Dans ce magnifique et non moins ancien théâtre parisien du 16eme arrondissement, le temps s'est arrêté là. Et c'est justement ce qu'il nous manque pour apprécier comme il se doit ce spectacle riche et complet.
Le son du piano noir résonne sur la petite scène occupée par nos deux hôtes d'un soir. Le brillant artiste Grégoire Baumberger joue incontestablement très bien mais son talent ne se limite pas à celui, oh combien délicat, de jouer du piano. Il accompagne à chaque instant Anne Baquet et occupent à eux deux les planches de ce joli théâtre. Et quand vos yeux se laissent aller, se sont des silhouettes d'un autre temps, d'une autre vie que vous apercevez dans le rond de lumière... Toujours sur le même mur de lumière, c'est une main posée sur le piano noir qui attire le regard. Jacques Rouveyrollis habille les lieux avec une immense poésie et les subtilités qu'on lui connaît.
Et même si Anne Baquet nous témoigne que non, elle ne veut pas chanter, le public est là pour le lui rappeler : "Madame, encore une s'il vous plaît"
Qu'à cela ne tienne, elle possède déjà toutes les cordes à son arc d'une artiste sincère, chaleureuse et douce à la fois, la parfaite alchimie d'une soprano, d'une comédienne, et d'une musicienne douée...

Ce vaisseau d'un soir posé ne demande qu'à prendre la mer... Alors, bon vent !

Chronique Fraîche