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Festival d'Avignon

10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 22:56
UN GRAND SOUFFLE ROMANTIQUE  ET BAROQUE …

L'adaptation de L’Homme qui rit, dernière grande œuvre d’exil de Victor Hugo, par le Footsbarn Travelling Theater donne un spectacle formidable. On retrouve toute la thématique propre à Hugo et au mouvement romantique, une esthétique reposant sur les contrastes radicaux entre des valeurs contraires : grandeur et  petitesse, sublime et grotesque, beauté et laideur… Tout cela transcendé par une expression théâtrale ouvrant délibérément sur le fantastique…

Délaissant provisoirement son chapiteau, la Compagnie Footsbarn s’est installée sur le plateau du Chêne Noir pour nous donner à voir cette étonnante adaptation théâtrale de l’un des romans les plus ambitieux de Victor Hugo. Et à redécouvrir dans cet « Homme qui rit » l’histoire du héros Gwynplaine, fils d’un pair de la couronne en exil, enlevé dès sa naissance sur l’ordre du roi Jacques II et remis aux Comprachicos, dont la spécialité est la fabrication de phénomènes de foire.


Défiguré, la bouche élargie en un permanent rictus, Gwynplaine, enfant trouvé par une toute jeune fille aveugle, Déa, va devenir en quelque sorte le fils adoptif d’Ursus, un bateleur philosophe solitaire accompagné d’Homo, un loup à l’aspect terriblement humain. 

Du gothique flamboyant !

Certes, le roman d’Hugo est un univers à lui tout seul… On y retrouve toute la thématique du récit gothique. Mais il va sans doute plus loin encore en conférant aux personnages et à tout ce qui les environne une dimension symbolique, voire métaphysique… Epique aussi. Le génie de Victor Hugo est tout entier dans cette œuvre, avec sa richesse et ses excès mêmes…

A cette geste épique qui frôle sans cesse le mélodrame, l’adaptation – ou plus exactement, la transposition – théâtrale par le Footsbarn confère une force d’expression très colorée et contrastée. C’est un théâtre « éclaté », bigarré, dans lequel les décors , les costumes et les masques – le cirque même - jouent un rôle déterminant. Mais aussi la musique et les projections.

Le théâtre dans le théâtre permet ici de briser les codes de la tragédie romantique. La nature cosmopolite des comédiens ajoute encore à cet aspect universel du message hugolien ici magnifiquement transposé.

Henri LEPINE (Avignon)

L’Homme qui rit
Auteur : Victor Hugo – Mise en scène : Le Footsbarn

Avec : Joe Cunningham, Vincent Gracieux, Paddy Hayter, Kasia Klebba, Pawel Paluch, Muriel Piquart, Mas Soegen et Akemi Yamauchi.

Directeur artistique : Paddy Hayter
Scénographie, masques : Fredericka Hayter
Création lumière : Michaël « popoff » Serejnikoff
Création sonore : Bruno Hocquard
Création musicale : Maurice Horsthuis et Kasia Klebba
Décor : Kes Hayter
Projections : Sophie Lascelles
Costumes : Haanna Sjödin
Photos : Jean-Pierre Estournet

En tournée du 6 au 15 février 2009 à Aix en Provence, les 26,27 et 28 février à Uzès (Gard), du 19 au 29 mars à Lille (Nord).

Pour plus de renseignements, cf. le site du FOOTSBARN THEATRE

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Published by Henri LEPINE - dans En Région 2008-09
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