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Festival d'Avignon

12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:32
UNE INTÉRESSANTE ET ORIGINALE RÉFLEXION SUR  LE GENRE

Comment échapper aux contraintes de la société ? Comment assumer les effets d'un engrenage qu'on a soi-même construit ? Et comment accepter une singulière histoire d'amour ?

Simon, bien que un peu trop gros  est déclaré bon pour le service… d'une guerre non précisée. Comme il refuse d'y aller, il entre, non pas dans la clandestinité, mais dans la supercherie. Il devient la cousine Josée qui garde la maison pendant que "Simon dort"…ainsi qu'il veut s'en persuader. Le voilà devenu femme, du moins en apparence. Il s’agit pour lui d'accueillir "pour le bon café " quotidien, trois amies privées de maris, partis au front, eux. Elles vont le persuader de devenir marraine de guerre d'un certain Thomas, célibataire, dont il convient de soutenir le moral et, comme elles le font, d'engager une correspondance avec ce soldat inconnu.


De courts messages - conseils anodins, mots brefs - au départ, l'échange épistolaire va devenir de plus en plus chaleureux au point qu'un (réciproque) sentiment amoureux naîtra…en même temps qu'une "femme de papier", mais aussi… la plus grande confusion intérieure chez Simon, sans pour autant faire surgir l'ombre de la folie, tout au contraire.

Elle ou lui, lui ou elle et nous

Si Josée/Simon est bien présent/e devant le public avec sa double personnalité, par rapport à lui/elle, les trois amies ne seront que des projections en format démesuré sur un écran translucide avec lequel la mise en scène joue habilement. Ce rapport de force virtuel écrasant à cause de leurs réflexions répétées obsessionnellement par Josée/Simon, va accentuer la pression qui lui est faite, opérer tout un cheminement dans sa pensée et aboutir à une conclusion… que le spectateur pourra interpréter suivant son ressenti.


Déjà remarqué pour sa très belle écriture, ce spectacle est le deuxième volet d'une trilogie (les 1er et 3ème ont déjà été représentés) que Virginie Thirion a voulu consacrer à un thème commun : le questionnement sur l'identité, le genre, les rôles sociaux attribués à chaque sexe dans notre société. En même temps, chaque volet lui a été inspiré par un de ses acteurs-fétiches.

Comédienne elle-même, metteure en scène, elle aime nourrir sa parole de ce qu'elle sait de l'acteur lui-même. Ici, c'est Christophe Herrada qu'elle a rencontré, acteur-chanteur qui manie avec énormément de talent et de subtilité toute l'ambiguïté et le déchirement du personnage.

Suzane VANINA (Bruxelles)

Au "Petit Varia" du 20 janvier au 7 février 2009, 20 h - Tél +32(0)2.640.82.58 - www.varia.be

"Ecris que tu m'embrasses" (Prix des Metteurs en scène belges 2005-2006 - primé Journée des Auteurs à Lyon en 2006)
Texte : Virginie Thirion (éd. Lansman avec "Rentrez vos poules" et "Manon", autres volets du triptyque.
Mise en scène : Virginie Thirion
Interprétation : Christophe Herrada avec à l’image Delphine Bibet, Nathalie Cornet, Ludmilla Klejniak
Réalisation film : Sofia Betz
Décor, costumes, accessoires : Zouzou Leyens
Son : Eric Ronsse
Maquillage : Valentine Delbey

Coproduction "Collectif Travaux Publics"/Théâtre Varia

Photo © Danièle Pierre

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Published by Suzane VANINA - dans En Europe 2008-09
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